Javier Milei a déclaré que le Brésil aurait injecté 25 % du financement d’une « campagne anti‑argentine », accusant ainsi le gouvernement brésilien d’orchestrer une offensive médiatique à l’encontre de l’Argentine pendant le Mondial.
Missions d’influence contestées : Brésil, Mexique et le parti démocrate américain
Lors d’une interview à Radio Mitre, le président argentin a élargi le tableau en incriminant le Mexique ainsi que le Parti démocrate des États‑Unis, sans fournir de preuves documentées. Selon lui, ces trois acteurs nourriraient une stratégie coordonnée visant à empêcher la diffusion « des idées de liberté » en Amérique du Sud.
Déclarations virulentes contre Lula et réaction brésilienne
Au cours de l’inauguration du candidat Flavio Bolsonaro à São Paulo, Milei a laissé entendre, sans le nommer, que le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva était un « voleur » et un « prisonnier », qualifiant le juge suprême Alexandre de Moraes d’« ordure chauve ». En réponse, Brasília a rappelé son ambassadeur à Buenos Aires, invoquant les propos jugés offensants.
Blocage de visite et parallèles judiciaires
La Cour suprême du Brésil a refusé à Milei la permission de rendre visite à l’ex‑président Jair Bolsonaro, incarcéré pour tentative de coup d’État, tandis que le président argentin a rappelé que Lula s’était rendue à la demeure de Cristina Kirchner, alors détenue pour corruption. « Ici, personne ne m’a empêché d’aller voir mon ami », a affirmé Milei, soulignant l’incohérence perçue entre les traitements judiciaires des deux pays.
Ces échanges, ponctués d’accusations croisées et de mesures diplomatiques, révèlent une escalade des tensions qui pourrait impacter les relations bilatérales au-delà du cadre sportif du championnat mondial.