Mercedes se retire du rachat de parts Alpine F1

Mercedes aurait renoncé au rachat de parts dans Alpine F1
Mercedes aurait renoncé au rachat de parts dans Alpine F1

Mercedes a officiellement abandonné l’idée d’acheter les 24 % du capital Alpine détenus par le fonds Otro Capital, le prix de 617 millions d’euros étant jugé trop élevé.

Un accord de principe sans concrétisation

Selon la BBC, le constructeur allemand était pourtant arrivé à un accord de principe avec Otro Capital, qui avait acquis sa participation en 2023 pour 200 millions d’euros.

Lorsque la somme réclamée a été présentée, Mercedes a estimé que la prime de plus de trois fois le prix d’achat était démesurée, ce qui a conduit à la suspension définitive des négociations.

Le veto de Renault bloque la revente

Renault conserve un droit de veto sur la cession de la part d’Otro Capital, empêchant ainsi toute transaction sans son aval.

Dans ce cadre, le groupe français a explicitement refusé toute offre émanant d’investisseurs associés à Christian Horner, ancien dirigeant de Red Bull Racing.

Une source proche de Renault a confirmé à la BBC que les discussions avaient été suspendues, le groupe ne souhaitant plus rencontrer d’acquéreurs potentiels pour le moment.

Nouvelles orientations d’Alpine

Parallèlement à l’impasse financière, Alpine a finalisé son basculement technique vers un moteur fourni par Mercedes‑Benz, mettant fin au programme interne de Viry‑Châtillon.

Ce changement a d’ailleurs favorisé les pourparlers précédents, le constructeur allemand voyant dans la coopération moteur une porte d’entrée vers une participation plus large.

L’écurie, qui aligne Pierre Gasly et Franco Colapinto, a annoncé un partenariat avec la maison de luxe Gucci, prévoyant de rebaptiser l’équipe « Gucci Racing Alpine Formula One Team » à partir de 2027 et d’adopter une nouvelle identité visuelle.

Le retour de Flavio Briatore en tant que conseiller exécutif vient également marquer une phase de transition au sein du Losange.

Pierre Gasly au volant de l’écurie Alpine

La combinaison d’un veto stratégique, d’une demande financière démesurée et d’une refonte technique laisse Alpine à la croisée des chemins, entre puissance constructeur et partenariats de prestige.