Un rythme décevant sur les enchaînements 7‑9 de Zandvoort
Le directeur de l’ingénierie piste de Mercedes, Andrew Shovlin, a déclaré que la monoplace était « médiocre » dans les virages rapides 7, 8 et 9 du circuit néerlandais, un secteur où les pneus côté gauche subissent la plus forte contrainte.
Cette faiblesse, observée dès les premières séances, a empêché la continuité du rythme affiché lors du sprint où George Russell avait décroché la victoire.
Selon Shovlin, la configuration actuelle ne présentait aucun changement technique majeur, ce qui rend l’anomalie d’autant plus surprenante pour une écurie habituée aux virages en même direction.

Fluctuations entre les relais et les pilotes
Les deux pilotes ont connu des dynamiques opposées : le premier relais de Russell a semblé « décevant » comparé aux sessions suivantes, tandis que Kimi Räikkönen a débuté fort avant de voir son temps décroître progressivement puis remonter légèrement.
Shovlin souligne l’absence de réglages électroniques ou d’ajustement d’angle d’aileron entre les relais, ce qui rend d’autant plus énigmatique le passage d’une sous‑virage nette chez Russell à un léger sur‑virage pour Räikkönen.
Les composés de pneus différents entre le sprint et le Grand Prix, ainsi que leur degré d’usure, sont admis comme facteurs attendus, mais ils n’expliquent pas entièrement la disparité ressentie par les deux pilotes.
Points au compteur malgré les difficultés
Mercedes a tout de même récolté 46 points, son deuxième total de la saison derrière les 55 points du Grand Prix de Chine, confirmant une capacité à convertir un week‑end imparfait en résultat solide.
« C’est positif d’engranger tant de points alors que notre niveau de performance n’était pas optimal », a conclu Shovlin, tout en rappelant la nécessité d’analyser les données recueillies avant les prochains défis.