McLaren obtient enfin les outils de simulation pour son moteur Mercedes
Le directeur d’écurie, Andrea Stella, a confirmé que, dès la dixième course de la saison, les ingénieurs de McLaren possèdent les logiciels indispensables pour reproduire le comportement de leur unité de puissance hybride avant chaque weekend.
« Nous travaillons sans relâche sur le simulateur et les calculs hors ligne », a déclaré l’Italien, ajoutant que l’accès à ces programmes était le dernier maillon d’une chaîne de préparation qui, jusqu’alors, manquait à l’équipe britannique.

Pourquoi la modélisation énergétique est cruciale sur les circuits à forte consommation
Depuis l’entrée en vigueur des règles 2026, le déploiement de l’énergie électrique conditionne la compétitivité, surtout sur des tracés où la récupération d’énergie et les lignes droites sont abondantes.
Chaque motoriste propose un profil de puissance distinct ; Mercedes bénéficie aujourd’hui d’une gestion énergétique jugée supérieure, alors que la motorisation Ferrari montre des lacunes notables.
En pratique, les équipes conçoivent leurs stratégies de boost et de récupération en fonction de la longueur des virages, de la vitesse en ligne droite et du niveau d’adhérence du circuit.
Les difficultés rencontrées à Spa et la réaction des équipes
Lors du Grand Prix de Belgique, les pilotes ont dénoncé une perte de caractère sur des sections comme le virage de Pouhon, qu’ils ont qualifié de « courbe en ligne droite », symptôme d’une mauvaise allocation d’énergie.
McLaren, encore confrontée à des problèmes de fiabilité en 2025, a signalé que son mode d’emploi de l’unité de puissance avait mis plusieurs semaines à arriver du département High Performance Powertrains de Mercedes.
En course, le pilote constate rapidement que la réalité dépasse les hypothèses du modèle ; il doit alors ajuster les réglages en temps réel, comme l’ont fait les pilotes Mercedes en modulant leurs paramètres d’adhérence pendant les qualifications.

Vers une amélioration progressive des modèles de puissance 2026
Stella a rappelé que les modèles informatiques restent des abstractions : « une légère variation du pilote peut engendrer un impact majeur sur le temps au tour, tout comme une petite imprécision dans le modèle du groupe motopropulseur. »
Il insiste sur la nécessité d’intégrer chaque paramètre, du vent à l’état de la piste, afin d’obtenir une représentation quasi‑réaliste du système.
Les motoristes, dont Mercedes, travaillent de concert avec les écuries clientes pour affiner leurs algorithmes, un processus qui, selon Stella, « progressera tant que la modélisation deviendra plus fine et plus fiable. »

Comme le souligne le directeur de McLaren, chaque incrément de précision dans la simulation se traduit rapidement par des gains décisifs sur les circuits les plus exigeants.