McLaren sanctionnée d’une amende de 30 000 € pour défaut du CDS à Monaco
Lors des essais libres 2 du Grand Prix de Monaco, les commissaires ont infligé à McLaren une pénalité ferme de trente mille euros après que le bouton du système de désengagement d’embrayage (CDS) ait été recouvert de ruban adhésif, rendant son activation impossible.
Incident de Lando Norris et difficulté d’intervention
Lando Norris a dû immobiliser sa MCL40 sur la chicane du port alors que le Virtual Safety Car était en vigueur. Les huissiers de piste ont tenté de pousser la monoplace, mais le bouton du CDS était masqué, obligeant les officiels à recourir à un outil pour le libérer.
Les images télévisées montrent clairement les commissaires peinant à actionner le dispositif, alors que le délai d’intervention était critique pour garantir la sécurité du pilote et le déroulement de la séance.
Raison technique de la contravention
Le délégation technique de la FIA a constaté que McLaren avait appliqué un film adhésif transparent sur le bouton du CDS, invoquant des considérations aérodynamiques. Cette maigre couche a empêché les gants de protection des commissaires d’appuyer correctement, contrevenant ainsi à l’article du règlement qui impose un accès immédiat au système.
Selon les représentants de la FIA, “l’opération du CDS a été compromise, le ruban adhésif empêchant toute pression directe sans outil”, ce qui va à l’encontre de la fonction de secours prévue.
Sanction détaillée et conditions de sursis
Après audition de l’écurie et des officiels, les commissaires ont décidé :
- Amende ferme de 30 000 € ;
- Dont 10 000 € assortis d’un sursis conditionnel, à condition que aucune récidive ne soit enregistrée dans les douze mois suivants.
Le sursis plus léger que celui appliqué à Racing Bulls reflète la reconnaissance d’une infraction moins grave, mais les autorités ont rappelé que l’avertissement du Canada devait inciter chaque équipe à une vigilance accrue.
Comparaison avec la pénalité infligée à Racing Bulls à Montréal
Au Grand Prix du Canada, la même procédure de libération d’embrayage était défaillante sur la monoplace de Racing Bulls, entraînant une amende de 10 000 € ferme et 20 000 € avec sursis. La différence de montant résulte du caractère intrinsèque du dysfonctionnement chez Racing Bulls, contre une simple mauvaise utilisation du dispositif chez McLaren.
Cette comparaison souligne l’importance accordée par la FIA à la conformité du CDS, dispositif essentiel pour la sécurisation des arrêts en piste.
En définitive, l’amende de McLaren rappelle que toute modification, même prétendument « esthétique », doit respecter les exigences de sécurité, sous peine d’une sanction financière immédiate et d’un signal fort envoyé à l’ensemble du paddock.