Marceau Garnier s’est hissé sur le podium européen à Laval en décrochant la médaille d’argent, marquant la première présence française sur le podium masculin du championnat d’Europe de vitesse depuis plus d’une décennie.
Une performance historique pour le Néo‑Calédonien
Vingt‑cinq ans, un record personnel de 5,06 s en finale et une progression constante depuis ses débuts internationaux en 2018 ; le parcours d’Garnier a culminé dans une bronca tricolore qui a frôlé l’or. Le seul arrêt à la médaille d’or a été l’exploit du Russe, sous drapeau neutre, Petr Zemliakov, qui a réalisé 5,00 s sur le mur vertical de 15 m.
Dans les tours précédents, l’athlète a affiché une régularité remarquable : 5,21 s en huitièmes, 5,17 s en quarts, 5,20 s en demi‑finale, confirmant une montée en puissance solide avant les qualifications olympiques de 2028.
Jérôme Morel établit un nouveau record de France
L’autre moment fort de la journée a été la performance du Drômois Jérôme Morel, qui a repassé le seuil des 5 s avec un chrono de 4,89 s en qualifications, dépassant son record précédent de 4,93 s établi à Chamonix lors de la Coupe du monde 2026.
- Meilleur temps en qualifications : 4,89 s
- Record européen du jour (allemand) : 4,79 s (Leander Carmanns)
En huitièmes, Morel a été éliminé après une erreur dans la partie basse de la voie, laissant place à la surprise d’un jeune champion du monde 2024.
Capucine Viglione, record française mais soirée difficile
La grimpeuse de 23 ans, détentrice du record national, a commencé les qualifications avec un temps de 6,85 s, se classant neuvième. Son tirage au sort l’a opposée à la Polonaise Aleksandra Miroslaw, championne olympique en titre, dès les quarts de finale.
Après un solide 6,39 s en huitièmes, proche de son record de 6,36 s réalisé à Chamonix, Viglione a vu son élan interrompu dans le dernier carré, concluant la compétition sans médaille.
Bilan et perspectives vers les JO 2028
Le duo Garnier‑Morel offre à la France un double signal de compétitivité : un podium senior et un record national qui convergent vers les qualifications olympiques prévues pour 2028. La jeune génération française apparaît ainsi prête à contester les bastions traditionnels du sprint vertical.
À suivre de près, les prochains Championnats de Coupe du monde qui fixeront les standards avant la qualification finale, où chaque centième de seconde comptera.