Marc Madiot, directeur de Groupama‑FDJ, a demandé l’interdiction pure et simple des capteurs de puissance et des oreillettes pour la dernière semaine du Tour de France 2026, afin de rétablir une lutte « à l’œil nu » entre les coureurs.
Madiot prône un affrontement purement humain
Lors de l’émission de RMC Sport, l’ancien vainqueur du Paris‑Roubaix a souligné que le dépassement technologique « efface le vrai geste », enlevant la dimension mentale et l’engagement personnel que le cyclisme devrait mettre en avant.
« Je veux voir les athlètes se regarder dans le blanc des yeux, comme sur un ring de boxe où aucune oreillette ne filtre le combat », a-t-il déclaré, rappelant que la puissance mesurée ne doit pas dicter la stratégie de course.
Le danger d’une course calibrée par les données
Selon Madiot, les équipes peinent aujourd’hui à dépasser leurs limites de 2 watts afin de rester dans la zone de tolérance des capteurs, ce qui « calme le peloton » et empêche les éclats de décision spontanée.
Il a ajouté que supprimer ces outils « changerait les comportements », créant une dynamique où chaque relance serait le résultat d’une volonté brute plutôt que d’une optimisation algorithmique.
Enjeux et incertitudes du retrait des technologies
Le directeur admet ne pas savoir quel type de coureur en bénéficierait le plus ; la proposition pourrait avantager un profil un jour et le pénaliser le suivant, mais l’objectif reste de rendre le spectacle plus riche et moins prévisible.
« Le spectacle est possible, mais on peut l’élever », a conclu Madiot, espérant que les réformes envisagées feront bientôt leurs preuves sur les routes montagneuses du Tour.