Lyon choisi plutôt que Nice : Ciotti dénonce un scandale politique aux JO 2030

"Un choix politicien guidé par la satisfaction de lobbies privés": Lyon plutôt que Nice, Ciotti crie au scandale pour les JO 2030
"Un choix politicien guidé par la satisfaction de lobbies privés": Lyon plutôt que Nice, Ciotti crie au scandale pour les JO 2030

Le nouveau maire de Nice, Eric Ciotti, a qualifié de « choix politicien » le déplacement des épreuves de glace des Jeux Olympiques 2030 vers Lyon, déclenchant une vive polémique.

Report des épreuves de glace à Lyon

Initialement, Nice devait accueillir le hockey, le patinage artistique, le curling et le short‑track, ainsi que l’un des villages olympiques, le centre des médias et la cérémonie de clôture.

Le veto de la municipalité concernant l’installation d’une patinoire provisoire à l’Allianz Riviera, conjugué à l’impossibilité de trouver une alternative pour le hockey masculin, a contraint les organisateurs à rebasculer ces disciplines sur le site lyonnais.

Réaction du maire Eric Ciotti

Dans un communiqué, le maire – également président de la métropole et vice‑président du conseil départemental chargé des finances – a dénoncé un appareil « guidé par des lobbies privés », insinuant que la décision punirait les Niçois pour leurs votes aux dernières élections.

Il a exigé l’instauration d’une commission d’enquête parlementaire dans les prochains mois afin de vérifier que les choix faits ne soient pas dictés par des intérêts particuliers.

Conséquences financières et perspectives locales

Ciotti a rappelé que les 140 millions d’euros prévus pour les JO 2030 au profit de Nice seront redirigés vers des équipements sportifs durables, utilisables quotidiennement par les clubs amateurs et les jeunes générations.

L’opposition, représentée par Juliette Chesnel‑Le Roux (PS‑PCF‑Verts), a qualifié le projet d’« absurdité écologique », soulignant que Lyon dispose déjà des infrastructures nécessaires, ce qui limiterait les dépenses.

De son côté, les proches de l’ancien maire Christian Estrosi, dont l’ancien premier adjoint Anthony Borré, ont dénoncé sur les réseaux sociaux ce qu’ils appellent « gâchis historique » et ont pointé du doigt le soi‑disant « dogmatisme » de Ciotti.

En résumé, le différend a transformé un projet olympique en débat sur la gestion des finances publiques et la gouvernance locale.