Romelu Lukaku a qualifié l’Euro 2024 de « perte de temps », dénonçant un plan tactique inefficace mis en place par le sélectionneur Dominic Tedesco après la débâcle du Mondial 2022 au Qatar.
Des remarques sans détour envers le coach belge
L’attaquant de Naples rappelle que, dès le match nul 0‑0 contre la Croatie, les joueurs ont été sollicités pour choisir le prochain entraîneur et que la voix la plus forte était celle d’Henri Henry, censé « responsabiliser » le groupe. Selon Lukaku, Tedesco a été nommé « au dépens de l’avis des joueurs », plongeant le vestiaire dans le doute dès le premier rassemblement.
« Il existait un schéma tactique qui ne fonctionnerait jamais », explique le buteur 33 ans, ajoutant que Kevin De Bruyne aurait confirmé la même intuition dès les entraînements.
Une transition brutale après l’ère Martinez
Le changement de direction, intervenu après la défaite 1‑0 contre la France en huitièmes de finale, a surpris Lukaku et Thibaut Courtois. « Au premier entraînement, nous ne reconnaissions plus aucun visage de l’ancienne équipe », témoigne le duo, soulignant le choc de passer d’une atmosphère où l’on comptait les buts à marquer à une remise à zéro radicale.
Lukaku précise qu’il a longtemps gardé ces critiques pour ne pas « créer de remous en plein tournoi », même s’il se considère un « livre ouvert » lorsqu’il s’exprime en conférence de presse.
Paradoxe d’une bonne ambiance malgré le flou tactique
Malgré les divergences stratégiques, l’attaquant affirme n’avoir jamais connu une « si bonne ambiance entre les joueurs » lors d’un tournoi. Cette cohésion, selon lui, n’a pas suffi à compenser les lacunes du dispositif et la rupture avec le style de Roberto Martinez (2016‑2022).
La Belgique, qui s’est qualifiée grâce à un nul 0‑0 contre l’Ukraine, a vu son moral s’éroder lors d’un corner décisif, révélant la fracture entre supporters, médias et équipe.
L’interview, publiée à l’origine par RMC Sport, montre que les tensions internes persistent, laissant le futur de la sélection belge incertain alors que les Diables Rouges cherchent à redéfinir leur identité post‑Martinez.
