Luca Marini, ancien pilote Honda, signe officiellement avec l’équipe Tech3 dès la saison 2027, où il montera la moto KTM.

Une transition stratégique pour Tech3 et KTM
Après le départ annoncé d’Enea Bastianini, Tech3 a confirmé ce matin le recrutement de Marini, engagement prévu pour deux saisons à compter de 2027. Günter Steiner, PDG de l’écurie, a souligné la valeur ajoutée du pilote italien, capable de conjuguer expérience technique et mentalité adaptée au « renouveau » du MotoGP que le constructeur prévoit.
Nicolas Goyon, team manager, a quant à lui rappelé que Marini possède déjà les compétences requises pour collaborer étroitement avec les ingénieurs et accélérer le développement de la nouvelle plate‑forme KTM.
Parcours et bilan de Luca Marini
Issu de la VR46 Riders Academy, Marini entame sa carrière en motos dès 1997, l’année du premier titre mondial de son frère Valentino Rossi. Il progresse à travers les championnats italien, espagnol et européen avant d’intégrer la Moto2 en 2016, puis le MotoGP en 2021, après une saison de Moto2 où il a terminé deuxième derrière Enea Bastianini.
En MotoGP, le pilote de 29 ans a accumulé deux podiums en 2023 mais n’a pas encore décroché de victoire. Son passage de la Ducati VR46 à Honda en 2024 a offert une visibilité accrue, même si les portes de Yamaha se sont fermées et que l’offre de la VR46 n’a pas abouti.
Impacts sur la configuration du line‑up KTM
Le recrutement de Marini s’inscrit dans un remaniement complet de la formation KTM. En plus du double pairing Tech3‑KTM, l’écurie prévoit l’arrivée d’Álex Márquez et de Fabio Di Giannantonio, tous deux issus de Ducati, pour renforcer son effectif usine.
Le deuxième poste de Tech3 devrait être attribué à un jeune talent, avec le nom de Senna Agius souvent évoqué, ce qui laisserait la porte ouverte à Maverick Viñales et à d’autres trentenaires tels qu’Álex Rins ou Franco Morbidelli de quitter le MotoGP.
En synthèse, l’intégration de Marini confère à KTM une combinaison rare d’expérience et de capacité d’adaptation, essentielle pour concrétiser les ambitions d’évolution technique et de compétitivité dès 2027.