Pecco Bagnaia s’est auto‑attribué la note de cinq‑et‑demi sur douze et a dénoncé un manque persistant de grip à l’arrière de sa Ducati, même après les podiums obtenus depuis la saison dernière.
Un premier semestre qui ne répond pas aux attentes du champion du monde
Au terme du week‑end allemand, le pilote italien a clairement indiqué ne pas entrer dans la pause estivale satisfait, affirmant connaître son potentiel mais le voir freiné par une adhérence insuffisante.
Il a souligné que, malgré les progrès techniques affichés l’an passé, le déficit de traction arrière empêche l’utilisation optimale de la puissance en sortie de virage.
Le défaut de traction arrière : une problématique récurrente
Depuis la première course de la saison, Bagnaia décrit l’impossibilité de faire tourner l’arrière de la moto pour accélérer, un problème qui persiste notamment dans les virages 6, 7 et 8 du Sachsenring.
Ce manque de confiance à l’avant et d’adhérence à l’arrière a été confirmé par le team manager Ducati, Davide Tardozzi, qui a rappelé que la machine n’était pas encore « dans les mains » du pilote.
Le cas d’Álex Márquez : une référence pour la Desmosedici
Álex Márquez, co‑pilote chez Gresini Racing, a traversé le même problème de grip arrière avant le Grand Prix de Jerez, avant de le résoudre et de remporter ensuite le Grand Prix d’Espagne, puis de repasser sur le podium en Allemagne.
Bagnaia a évoqué l’évolution de Márquez comme un modèle potentiel, espérant que l’équipe Ducati puisse reproduire les ajustements effectués sur la GP26 de Gresini.

Ducati prend la responsabilité du redressement
Selon Tardozzi, il revient à l’usine de « travailler pour offrir ce petit quelque chose qui redonnera confiance à Pecco », précisant que le pilote reste l’un des plus rapides du paddock.
L’objectif affiché est de corriger le problème de traction afin de permettre à Bagnaia de concourir régulièrement pour la victoire et le podium dans la seconde moitié de la saison.
Perspectives pour la suite du championnat
Avec la pause estivale comme fenêtre d’ajustement, les ingénieurs Ducati sont pressés de tester des solutions de châssis, de réglage d’angle de carénage et de cartographie du moteur pour augmenter l’appui arrière.
Le temps restant avant le prochain Grand Prix sera décisif pour établir si les modifications envisagées feront passer le score de Bagnaia d’une demi‑note au-dessus de la moyenne.
Le défi reste de transformer le constat d’insuffisance de traction en une performance exploitable, condition sine qua non pour que le champion du monde en titre retrouve son rythme de victoire.