Ferrari première monoplace à l‑essai sur le nouveau circuit du Madring
Lors d’un roulage promotionnel autorisé au mois de juillet, la Scuderia a mis sur le bitume du Madring, futur théâtre du Grand Prix d’Espagne 2026, la toute première SF‑26, récoltant ainsi les toutes premières références réelles sur ce tracé de 5,4 km et 22 virages.
Limité à 200 km et équipé de pneus de démonstration, le coup d’envoi a néanmoins permis à Ferrari d’acquérir des données d’énergie et de vitesse hors simulation, avantage potentiel dans la gestion des nouvelles unités de puissance implantées en 2026.
McLaren ne connaissait pas la séance, selon Andrea Stella
« Nous n’avions pas été informés que Ferrari effectuerait cette séance à Madrid », a déclaré Andrea Stella, directeur de McLaren, pendant le Grand Prix de Belgique.
Il précise que, même si seules quelques images ont été partagées, les conditions du chantier – piste très glissante – offrent néanmoins des repères précieux : « Il y a toujours quelques petites choses que l’on peut apprendre ».
Stella ajoute que les références de chronométrage obtenues par Ferrari « permettent d’éviter de partir de données entièrement supposées », soulignant ainsi un « petit avantage » dans la calibration des stratégies de récupération d’énergie.
Conséquences pour le week‑end de course
Malgré la surprise, McLaren se dit satisfait d’avoir pu visionner les séquences embarquées des SF‑26 pilotées par Lewis Hamilton et Charles Leclerc, estimant que cela « n’est pas vraiment un problème » et que leurs équipes se concentreront sur le programme du week‑end madrilène.
Le Madring ouvrira son premier Grand Prix du 11 au 13 septembre 2026, et les équipes devront rapidement convertir les premières observations en réglages concrets, notamment sur la récupération d’énergie qui, bien que moins exigeante que sur d’autres circuits, reste cruciale sous les nouvelles limites de puissance.

Le chantier du Madring, encore partiellement boueux, promet des caractéristiques inédites qui obligeront chaque écurie à affiner ses modèles de simulation avant le coup d’envoi de septembre.
Au final, la précocité de Ferrari sur le tracé donne à la Scuderia un petit « coup d’avance », tandis que le reste du paddock devra rattraper le retard dans les jours qui précèderont le Grand Prix espagnol.