La sélection française de cécifoot a décroché, pour la deuxième fois d’affilée, le titre européen à Strasbourg, confirmant son statut de champion en titre avant les qualifications pour Los Angeles 2028.
Une rencontre hors‑programme avec les lecteurs de L’Équipe
Après le trophée, sept joueurs ont passé plus d’une heure à échanger avec dix abonnés tirés au sort dans les locaux de L’Équipe à Boulogne‑Billancourt, sous l’œil attentif de la rédaction.
Parmi les participants, Léon Gatinel (étudiant en audiovisuel), le collégien Jules Moreau et son père Antoine, ingénieur Hervé Tendron, journaliste en formation Hugo De Ranter, administratrice système Isabelle Bragazzi, Max et Yoann Chouraqui (collégien et chef d’entreprise), Pierre Marié (agent immobilier) et le jeune étudiant Niels Chaboche.
Voix du terrain : attentes et réalités
Hakim Arezki (défenseur) rappelle que le soutien du public a été décisif à Strasbourg, qualifiant l’ambiance de « parfum de Paris 2024 » qui a boosté la performance.
Frédéric Villeroux (capitaine) explique que l’Euro a offert une occasion d’échanger avec les supporters, contrairement aux Jeux où la sécurité limitait les contacts.
Martin Baron (attaquant) note que le sport reste fondamentalement le même qu’il y a vingt ans, mais que les infrastructures et la diffusion se sont améliorées, ce qui rend la visibilité plus vraie‑possible.
Enjeux sociétaux et médiatiques
Gaël Rivière, joueur et président de la Fédération française handisport, souligne que la victoire à Paris 2024 a fait exploser la médiatisation, mais que le cécifoot dépend encore fortement des titres pour gagner en notoriété.
Le sélectionneur Toussaint Akpweh pointe le manque d’engagement politique global, insistant sur le fait que l’inclusion sportive nécessite la mobilisation de tout le tissu économique et social français.
Lors d’un échange, Alessandro Bartolomucci a partagé son étonnement face aux milliers de buts encaissés en quelques minutes, illustrant la spécificité du rôle de gardien dans ce sport où le son et le toucher remplacent la vue.
Projections et calendrier jusqu’en 2028
Les Bleus ciblent trois étapes décisives pour sécuriser un ticket doré : les Jeux mondiaux de Tachkent (mai‑juin 2027), le championnat d’Europe à Genève (août 2027) et la Coupe du monde à São Paulo (octobre 2027).
Parallèlement, les joueurs poursuivent leurs engagements en club à Bordeaux, Toulouse ou Paris, tout en bénéficiant de dispositifs d’insertion professionnelle comme le contrat d’insertion dont profite Villeroux.
Perspectives et défis futurs
Le groupe estime que la pérennité du cécifoot passe par la construction d’une histoire propre, indépendante des succès du football à 11, et par l’accès à des stades emblématiques sans sacrifier son identité.
Alors que les préparatifs s’intensifient, la capacité de l’équipe à conjuguer emploi, formation et haut niveau demeure le principal moteur de leur ambition pour les Jeux de Los Angeles.