Charles Leclerc a vu son ambition de pole dissimulée par un choc brutal contre le mur du virage 4 en Q3 du Grand Prix d’Espagne, le reléguant à la dixième place sur la grille.
Une dynamique positive interrompue
Les essais libres ont montré Leclerc plus à l’aise que son co‑équipier, la configuration de freins révisée lui offrant une confiance nouvelle dans la SF‑26. Cette progression l’a placé en tête des chronos, laissant entendre une possible prise de tête dès la qualification.
En Q1 et Q2, le pilote monégasque a franchi les seuils sans incident, consolidant une position de départ potentielle à la première rangée.
L’entrée en Q3 a toutefois basculé : en poussant le train arrière dans le virage 4, la monoplace a entamé une glissade, regagné partiellement le contrôle, puis perdu à nouveau traction, entraînant le raclage des pneus et la collision frontale avec le mur.
Conséquences techniques et position de départ
Les dégâts se sont limités à l’avant‑côté de la Ferrari, aucune défaillance mécanique majeure n’a été signalée. Le problème a toutefois contraint le pilote à abandonner la pole, le reclassant dixième pour la course dominicale.
Lewis Hamilton, quant à lui, a échoué à se démarquer de la pole de George Russell, à seulement 0,064 s, laissant le même écart marginal entre les deux premiers.
Déclarations du pilote et enjeux pour la course
Au micro de Canal +, Leclerc a reconnu sa responsabilité, décrivant la situation comme « une honte » pour les supporters et l’équipe qui a intensément travaillé sur les améliorations du week‑end.
« La confiance était très haute, mais ça ne sert à rien lorsqu’on glisse », a-t-il expliqué, ajoutant qu’il avait tenté d’extraire davantage du virage, estimant la surface moins adhérente.
Il a également rappelé les deux précédents week‑ends difficiles, soulignant l’importance de convertir le ressenti positif des essais en points concrets.
Pour la course, Leclerc mise sur une gestion fine de la dégradation des pneus afin de récupérer des positions, espérant que les évolutions introduites sur la SF‑26 porteront leurs fruits sur le circuit catalan.
Le fait que la Ferrari arrive en tête de la grille reste désormais une cible à atteindre pendant les tours de course, où chaque stratégie de surbranchement pourra déterminer la progression du Monégasque.