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Leclerc révolutionne son logiciel de pilotage chez Ferrari pour la première fois

Comment Leclerc a modifié son logiciel volant pour la première fois chez Ferrari

Charles Leclerc a décroché la victoire au Grand Prix de Grande‑Bretagne après avoir, pour la première fois depuis son arrivée chez Ferrari en 2019, complètement refondu le logiciel de son volant.

Une refonte totale du logiciel de bord

Jusqu’à la fin de la saison 2025, le Monégasque conservait une configuration identique à celle adoptée dès sa première année, à l’exception de légers ajustements. Cette année, la nouvelle réglementation a été le prétexte d’une réorganisation radicale : les blocs d’informations classiques ont cédé leur place à une disposition en colonnes, avec la vitesse, le régime moteur, le nombre de tours effectués et restants, ainsi que la répartition du freinage relégués à des encadrés à gauche de l’écran.

Le centre du tableau de bord accueille désormais les températures des pneus et des freins, affichées par rapport à une référence pré‑définie, ainsi que le rapport de boîte et le mode moteur, commandés par le sélecteur rotatif central.

Barre latérale MGU‑K et suivi du boost

Ferrari a ajouté, à l’instar de McLaren, une barre verticale située à droite qui indique l’état du MGU‑K : lorsqu’elle s’allonge en vert, le système libère de l’énergie ; lorsqu’elle se rétracte en rouge, il récupère l’énergie durant le freinage ou le « super‑clipping » en ligne droite.

L’indicateur de boost a également été repensé : cinq points rouges s’allument successivement pour signaler la durée restante du dépassement de puissance électrique, un paramètre critique dans les sections de sortie où chaque seconde compte.

Indicateur de turbo dédié au départ

Sans MGU‑H et avec une activation du moteur électrique limitée sous 50 km/h, la mise en régime du turbo requiert un suivi précis. Ferrari propose un dispositif progressif à deux niveaux : une barre de progression en pourcentage jusqu’à 100 % et un code couleur tricolore (rouge, blanc, vert), le vert signifiant que le turbo a atteint sa plage optimale, garantissant ainsi au pilote que le réglage est prêt avant le décollage.

Affichage du volant de Leclerc pendant le départ, avec l’indicateur turbo en tricolore.

Comparaison visuelle des interfaces 2025/2026

La nouvelle disposition se démarque clairement de l’affichage de l’an dernier ; les températures, le rapport de boîte et le mode moteur occupent désormais le centre, libérant de l’espace pour les données critiques.

Vue latérale du volant de Charles Leclerc montrant l’évolution de l’interface entre 2025 et 2026.

Sur la même image, à gauche, la barre MGU‑K indique la génération d’énergie ; à droite, elle montre la récupération, offrant au pilote une lecture instantanée des flux électriques.

Diagramme du volant illustrant le comportement du MGU‑K en mode déploiement et récupération.

Conséquences sur la performance à Silverstone

Le réaménagement du logiciel a permis à Leclerc d’optimiser les phases de décollage, d’où une meilleure maîtrise du turbo et du MGU‑K dès le premier virage, un avantage décisif lors de la victoire à Silverstone où la sortie du départ a été l’un des facteurs clés.

En conservant la liberté de personnaliser son interface, Ferrari a offert à son pilote monégasque un outil parfaitement adapté aux exigences de la saison 2026, transformant ainsi une simple mise à jour logicielle en un levier de performance.

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