Flavio Cobolli a accédé au quart de finale de Roland‑Garros, assurant la première place italienne parmi les huit derniers depuis l’US Open 2022.
Une relance collective au sein du contingent italien
Privés du numéro 1 mondial Jannik Sinner, évincé dès le deuxième tour, et d’un Lorenzo Musetti blessé avant le tournoi, les Italiens s’appuient sur une profondeur de banc exceptionnelle. Flavio Cobolli a éliminé l’Américain Alex Svajda en quatre sets (6‑2, 6‑3, 6‑7, 7‑6), ouvrant ainsi le sillage d’une série de performances inattendues.
Matteo Berrettini, un comeback décisif
Après une victoire laborieuse contre Juan Manuel Cerundolo (6‑3, 7‑6, 7‑6), le vétéran classé 105ᵉ mondial retrouve les quarts de finale d’un Grand Chelem pour la première fois depuis l’US Open 2022. Malgré des blessures qui l’ont fait chuter dans le classement, le Français‑italien montre qu’il peut encore rivaliser au plus haut niveau.
Arnaldi, le nouvel espoir italien en demi‑finale
Matteo Arnaldi, son compatriote, a disséqué Frances Tiafoe en cinq sets (7‑6, 6‑7, 3‑6, 7‑6, 6‑4), décrochant ainsi son premier quart de finale en Grand Chelem. La rencontre suivante opposera Arnaldi à Berrettini, garantissant au moins un représentant italien en demi‑finale vendredi, à la Porte d’Auteuil – une première historique pour la péninsule.
Perspective historique
La concentration de joueurs italiens dans le haut niveau rappelle l’époque des « nouveaux mousquetaires » français, où trois Tricolores étaient présents aux quarts de l’US Open 2016. Aujourd’hui, l’Italie produit régulièrement plusieurs joueurs dans le top 50, sans compter un champion du monde en titre, détenteur de cinq titres du Grand Chelem.
En parvenant à placer au moins un joueur en demi‑finale de Roland‑Garros, le pays confirme son évolution de simple présence à véritable force compétitive sur la scène du tennis mondial.