En plein week‑end de la Coupe du monde, la France affrontera la Norvège vendredi à 21 h, mais sans son sélectionneur Didier Deschamps.
Le staff en pleine relève
Après le décès de sa mère, Deschamps a repris le vol pour la France et confie les rênes à son adjoint de longue date, Guy Stéphan, qui assure la direction technique depuis 2012. Selon l’ancien international Eric Di Meco, la composition de l’équipe restera inchangée ; c’est surtout la lecture du match et les ajustements tactiques qui pourraient différer.
Stéphan a précisé lors de la conférence de presse du jeudi que les échanges avec le sélectionneur se poursuivent quotidiennement, même en l’absence du coach lors du match. « Ma place se situe sur le terrain d’entraînement, à préparer le matériel », a-t-il déclaré, soulignant la difficulté de la situation et l’objectif de préserver la dynamique du groupe.
Enjeux du groupe I
Déjà qualifiée pour les huitièmes de finale, la France ne peut se permettre une défaite contre la Norvège si elle veut consolider la première place du groupe I. Di Meco rappelle que Deschamps souhaite rester au camp de base de Boston, limitant ainsi les déplacements et les variations climatiques qui pourraient perturber l’équipe.
Conserver la tête du groupe offrirait un avantage psychologique majeur et maintiendrait la dynamique positive acquise lors des premiers matchs, tout en évitant une éventuelle perte de confiance.
Gestion du match et perspectives
Si la partie demeure longtemps à égalité, l’entraîneur intérimaire pourrait opter pour une gestion mesurée, privilégiant la stabilité plutôt qu’une poussée offensive prématurée. Di Meco souligne cependant que la puissance offensive de la France laisse la porte ouverte à une prise d’initiative dès que les circonstances le permettent.
Le vrai défi résidera dans la capacité du groupe à contrôler le tempo, à réagir aux changements tactiques et à garder la concentration malgré la pression émotionnelle entourant les obsèques du sélectionneur.
Article original publié sur RMC Sport.