Robert Mouynet, dernier survivant des Bleus de Suède en 1958, s’est éteint mercredi à 96 ans, mettant un terme à la mémoire vivante d’une génération championne du monde.
Un hommage officiel de la Fédération française de football
La FFF a publié un communiqué rappelant que Mouynet n’a jamais porté le maillot officiel de l’équipe de France, pourtant il figurait parmi les vingt‑deux joueurs ascensionnels qui ont accédé au podium à Stockholm. Le texte souligne son « tragique » exclusion suite à une entorse du genou subie juste avant le coup d’envoi.
Parcours professionnel et titres nationaux
Né à Toulouse en 1930, Mouynet débute sa carrière dans la Ville rose, conquérant le championnat de Division 2 en 1953 avant de rejoindre l’AS Cannes pour deux saisons. Il signe ensuite à l’Olympique Lyonnais (1955‑1959) où il consolide son statut de latéral droit robuste, avant de revenir à Toulouse pour clore une trajectoire totalisant 408 rencontres officielles.
Mémoire de la Coupe du Monde 1958
Privé de l’action sur le terrain, le défenseur lyonnais a suivi la campagne suédoise depuis les tribunes, voyant la France inscrire treize buts grâce à Just Fontaine avant de s’incliner face au Brésil et au jeune Pelé (2‑5) en demi‑finale. La FFF le décrit comme un « héro » malgré son absence physique du jeu.
Réactions des anciens clubs
L’Olympique Lyonnais a exprimé sa « grande tristesse » sur les réseaux sociaux, tandis que le Toulouse Football Club a rappelé les exploits du joueur formé chez eux et son investissement jusqu’à la fin de sa carrière. Les deux institutions ont publié des hommages soulignant la contribution locale de Mouynet au football français.
En définitive, le décès de Robert Mouynet marque la fermeture du dernier chapitre vivant de la mythique équipe tricolore qui a enchanté le monde en 1958, rappelant que la légende persiste même lorsque les protagonistes ne sont plus sur le terrain.