KTM a officiellement sollicité l’autorisation d’ouvrir ses moteurs V4 afin d’identifier la cause des pannes subites, mais parmi les constructeurs présents à la MSMA, seul Aprilia a donné son accord.
KTM demande l’inspection de ses moteurs après les incidents de Catalogne
Suite à l’arrêt brutal du Red Bull KTM de Pedro Acosta au Grand Prix de Catalogne, qui a entraîné la chute violente d’Álex Márquez, le constructeur autrichien a déposé une requête auprès de la MSMA pour démonter le V4 concerné et analyser la défaillance technique recensée lors des quatre courses suivantes.
Opposition majoritaire des concurrents et soutien d’Aprilia
Pour que l’inspection soit autorisée, l’unanimité de Honda, Yamaha, Ducati et Aprilia était requise. Les réunions tenues au Sachsenring, notamment celle du dimanche après‑midi, ont abouti à un refus collectif, à l’exception d’Aprilia dont le directeur technique Fabiano Sterlacchini et le directeur général Massimo Rivola ont exprimé leur soutien à la démarche de KTM.
Réglementation MSMA et contraintes de scellage des moteurs
Les équipes des trois premières catégories de concessions doivent sceller chaque moteur avant le premier Grand Prix de la saison, en livrant un exemplaire à l’IRTA comme référence. Une fois scellé, le moteur ne peut être ouvert que sous la supervision d’un ingénieur de l’IRTA et avec l’accord de la MSMA, faute de quoi la conformité du véhicule serait remise en cause.
Nombre de moteurs disponibles et usage actuel chez KTM
Chaque pilote KTM ne peut exploiter que huit moteurs sur l’ensemble de la saison. Au Grand Prix de République tchèque, Pedro Acosta et Brad Binder en comptaient six chacun, Enea Bastianini cinq, et Maverick Viñales quatre. Sur les six moteurs de Binder, la moitié est déjà hors service, mais l’ouverture reste soumise à la surveillance d’un représentant IRTA.

La capacité de KTM à diagnostiquer ces anomalies dépend désormais de la coopération d’Aprilia et du respect strict des protocoles de la MSMA.