Antonelli rate la Q3 à Barcelone et part en troisième
Kimi Antonelli a manqué la qualification finale du Grand Prix de Catalogne de 0,319 seconde, ce qui le place sur la troisième case de la grille, à deux rangs derrière son co‑équipier britannique.
Difficultés de gestion des pneus sur le circuit catalan
Depuis le vendredi, le rookie italien se heurte à une surchauffe précoce des pneumatiques, phénomène amplifié par le revêtement abrasif du circuit de Montmeló.
En qualifications, l’écart de moins d’un dixième de seconde avec son co‑pilote en Q2 a déjà indiqué des performances limitées, tandis que le manque d’assimilation du freinage dans les virages rapides a entraîné une perte de temps notable dès le virage cinq.
Le pilote a reconnu que son style de conduite n’a pas su exploiter la bande de chaleur optimale, le poussant à « sur‑piloter » sur les parties critiques du tracé.
Analyse du pilote et réactions de l’encadrement
Interrogé par les médias anglais, Antonelli a indiqué ne pas s’être senti à l’aise dans le monocoque, citant l’absence d’une séance libre supplémentaire accordée à son co‑équipier, Frederik Vesti, pour affiner les réglages.
Toto Wolff a rappelé que le jeune pilote a perdu du temps en EL1, mais a souligné la solidité de son relai en EL2 et la valeur d’une troisième place pour une saison à peine enclenchée.
Le directeur de l’écurie a également précisé que le manque d’expérience d’Antonelli sur les scénarios complexes du circuit doit être relativisé face à la performance globale de la voiture.
Stratégie de course : où la gestion des pneus pourra faire la différence
Pirelli a imposé au moins deux arrêts aux équipes, transformant la course en un véritable test de préservation des composés, un terrain où Antonelli espère mieux exploiter son potentiel.
Le pilote a exprimé l’espoir que le rythme plus soutenu des tours en course permettra de récupérer la sensation de confiance perdue lors des tours à blanc.
Selon ses propos, la course s’annonce « très stratégique » et exigera une optimisation de la durée de chaque relais tout en maintenant les performances des pneus.

Si la maîtrise thermique reste le défi majeur, la capacité d’Antonelli à traduire ses appréhensions en vitesse constante pourra déterminer son évolution durant le sprint de Catalogne.