Kylian Mbappé visé par une enquête judiciaire à Paris après les propos racistes tenus par la sénatrice paraguayenne Celeste Amarilla sur le réseau X.
Une procédure judiciaire ouverte suite à la réception d’une plainte officielle
La Fédération française de football (FFF) a transmis aux services de la police nationale une dénonciation pour injures publiques et provocation à la haine, déclenchant ainsi une enquête du parquet de Paris. Cette action intervient immédiatement après le quart‑de‑finale de la Coupe du monde, où Mbappé a inscrit le but décisif contre le Paraguay (1‑0).
Soutien unanime au sein de l’équipe de France
Dayot Upamecano, défenseur central, a déclaré que le joueur restait concentré sur le match tout en condamnant fermement les “propos inadmissibles”. Il a ajouté que le collectif devait « continuer à se battre contre le racisme » et espère des sanctions sévères à l’encontre de l’auteur des attaques.
Le gardien français, issu de Lens, a exprimé sa gratitude envers Mbappé, soulignant que « tous les membres de l’équipe, ainsi que de nombreux supporters, ne cautionnent pas ces remarques ». Robin Risser, adjoint de l’entraîneur, a également publié un message de solidarité, rappelant que la justice doit être rendue.
Réactions des autorités et de la direction technique
Guy Stéphan, entraîneur adjoint, a confirmé en conférence de presse que le corps technique partageait la même condamnation et attendait que les investigations aboutissent. Le président Macron, lors d’une prise de parole publique, a réaffirmé le soutien à Mbappé et à la lutte contre le racisme dans le sport.
Contexte de l’incident et portée médiatique
Après la victoire de la France en huitième de finale, Amarilla a écrit : « Cet abruti n’a même pas appris à écrire… les êtres les plus instruits qu’il ait jamais entendus étaient des chimpanzés », déclenchant une vague d’indignation internationale. La FFF a rapidement alerté le pôle national de lutte contre la haine en ligne, justifiant le dépôt de la plainte.
L’affaire illustre la vigilance croissante des instances sportives et gouvernementales face aux discours de haine, rappelant que chaque infraction est susceptible de déclencher des procédures pénales, même lorsqu’elle émane d’une personnalité politique étrangère.