Mauro Gianetti, à la tête de l’équipe UAE Emirates‑XRG, se retrouve une fois de plus confronté aux ombres du dopage qui ont marqué son passage à la direction d’équipes cyclistes.
Un passé entaché de scandales dopage
En 2004, alors qu’il prenait les rênes de Saunier Duval, le Suisse inscrivit à son effectif des coureurs ultérieurement sanctionnés pour dopage : Ricardo Ricco, Leonardo Piepoli et Juan José Cobo.
Gianetti a reconnu « avoir commis l’erreur de les recruter », tout en niant catégoriquement toute consommation d’EPO durant sa propre carrière de cycliste.
Déclarations du directeur après le Tour 2025
Interrogé par L’Équipe, il a expliqué qu’il aurait dû réagir différemment face aux révélations, en précisant que son principal souci était de protéger les emplois de soixante‑dix salariés.
Concernant Ricco, il a indiqué avoir exigé un contrôle UCI avant son intégration ; l’organisme aurait alors fourni un certificat attestant d’un hématocrite naturel supérieur à 50 %, ce qui, selon Gianetti, justifie son sentiment d’être « la victime » et l’a poussé à engager une plainte en Italie contre les coureurs qui, selon lui, ont fait fuir les sponsors.
Une enquête de Radio France, diffusée avant le Tour 2025, évoquait une possible tentative d’étouffer une affaire de dopage datant de 1998, liée à une hospitalisation pour une supposée injection de perfluorocarbone (PFC). Gianetti a simplement déclaré que le sujet était personnel et qu’il l’avait déjà abordé.
Le Tour de France 2025 et les répercussions historiques
Ce vendredi, Tadej Pogačar a remporté sa cinquième étape, pulvérisant le record de montée de Marco Pantani sur l’Alpe d’Huez et se positionnant pour une éventuelle cinquième victoire globale ce dimanche.
Ce contexte rappelle le sort de Lance Armstrong, septuple vainqueur du Tour, dont les titres furent retirés en 2012 pour dopage, soulignant la persistance d’un passé controversé dans le cyclisme de haut niveau.
Au paddock, chaque déclaration de Gianetti relance le débat sur la responsabilité des dirigeants face aux errements de leurs coureurs, un dilemme qui reste au cœur du sport.