Nico Hülkenberg a vu sa carrière franchir une pause inattendue au GP de Barcelone : une pierre projetée par le passage de Liam Lawson a cogné le bouton d’urgence situé à l’extrémité gauche de l’arceau, arrêtant immédiatement l’Audi.
Un caillou déclenche le système d’arrêt d’urgence
Alors que Lawson, pilote de Racing Bulls, franchissait le virage 12, il a soulevé un amas de gravillons. L’un de ces fragments a percuté le bouton d’arrêt d’urgence, destiné aux commissaires, et a neutralisé le moteur de la monoplace d’Hülkenberg. Le pilote allemand a décrit l’incident comme « une grosse malchance », soulignant le caractère totalement inédit de ce mécanisme activé par un objet extérieur.
Après l’arrêt, Hülkenberg a tenté de repartir en se dirigeant vers les stands, mais l’équipe Audi a été dans l’impossibilité de remettre le moteur en marche. Au moment de l’incident, il occupait la huitième place, puis la dixième avant de quitter la piste, reportant ainsi son souhait de marquer ses premiers points avec Audi.
Liam Lawson, informé de la cause, a réagi avec incrédulité : « Vous êtes sérieux ? » Il a souligné qu’il ignorait totalement l’impact de ses gravillons sur la voiture adverse.
Alexander Albon confronté à une T‑cam défaillante
Sur la Williams, le pilote Alexander Albon a rencontré un problème distinct mais tout aussi rare : la caméra embarquée « T‑cam », montée en hauteur sur la monoplace, a commencé à vibrer fortement, contraignant le pilote à rentrer aux stands pour la fixer.
Albon a précisé que la caméra se trouvait au-dessus de sa tête, le rendant incapable de la voir en pleine action. L’arrêt technique a coûté 11 tours de réparation, mais le pilote a choisi de transformer la séance en une phase d’essais, rappelant son approche adoptée lors du GP du Japon.
Malgré la remise en route, Albon a terminé hors du classement, le nombre de tours accomplis dépassant le seuil des 10 % de la durée totale requis pour être classé.

Retombées et regards croisés sur les incidents
Le double incident, rappelant le drame de la caméra de Gerhard Berger en 1995, montre la vulnérabilité des monoplaces face à des éléments extérieurs imprévus. Hülkenberg et Albon ont tous deux converti leurs abandons en enseignements, soulignant l’importance du contrôle technique même en pleine course.
Dans les paddocks, l’incident de la pierre et la défaillance de la T‑cam sont déjà cités comme exemples de la fine ligne entre performance et pure coïncidence mécanique.