Excuses publiques de Lewis Hamilton à Ferrari
Lewis Hamilton a publié sur Instagram ses excuses officielles à la Scuderia Ferrari, reconnaissant que les échanges radio survenus lors du Grand Prix des Pays‑Bas ne reflétaient pas l’image qu’il souhaite véhiculer.
Conflit radio et perte de temps en course
Dans la seconde moitié de la course, le septuple champion a vu sa progression freinée derrière son co‑équipier Charles Leclerc, dont les pneus usés l’ont empêché de le reléguer rapidement. Hamilton a alors adressé à la radio un commentaire sarcastique : « Quelle belle façon de perdre du temps, les gars. Beau travail », suivi d’une question acerbe « Vous me prenez pour un cobaye ou quoi ? ».
Le blocage a conduit Hamilton à observer Lando Norris et Kimi Antonelli le dépasser, puis à perdre la place qui aurait pu le placer sur le podium.
Explications de Ferrari sur la stratégie
Ferrari a d’abord planifié l’arrêt de Leclerc plus tôt, mais a prolongé son relais d’un tour afin d’éviter de le réintroduire dans un trafic dense. Le directeur Frédéric Vasseur a déclaré que l’équipe a choisi de ne pas communiquer la stratégie à Hamilton immédiatement, afin de ne pas la révéler aux concurrents.
Il a ajouté que l’objectif était de garder Hamilton en piste jusqu’à la fin, une décision qui, selon lui, aurait été la plus judicieuse en l’absence d’informations précises.
Impact sur le classement et suite du weekend
En fin de course, la virtual safety car a permis à George Russell de conserver la troisième place, tandis que Hamilton a terminé quatrième et Leclerc cinquième, écartés du podium.
L’image suivante montre Hamilton aux côtés de la Scuderia après la course :

Dans son post, Hamilton a reconnu avoir relu certains extraits radio et télévisés, précisant que la frustration était la « meilleure version de lui-même » et réaffirmant son engagement à progresser avec l’équipe.
La situation souligne la difficulté d’aligner la communication de stratégie entre pilotes et ingénierie, un défi que Ferrari devra affiner dès le prochain briefing.