Hamilton doute d’une victoire Ferrari à Silverstone, le déficit moteur pourrait doubler
Le septuple champion a déclaré que la SF‑26 perdrait jusqu’à deux fois plus de temps en ligne droite sur le circuit britannique, ce qui rendrait toute victoire de Ferrari hautement improbable.
Un manque de puissance qui se traduit par un retard mesurable
Selon les propos tenus lors de la conférence de presse à Silverstone, la Scuderia aurait un déficit d’environ 0,4 seconde sur les longues lignes droites face à Mercedes, un écart que les pilotes peinent à compenser dans les virages.
| Circuit | Déficit estimé (s) | Caractéristique |
|---|---|---|
| Silverstone | 0,4 à 0,8 | Longues lignes droites, récupération d’énergie limitée |
| Barcelone | 0,2 | Courbes variées, meilleure récupération d’énergie |
Cette perte de vitesse, jugée « inhabile à rattraper », aurait un impact plus prononcé sur les circuits où les phases de freinage sont rares.
Gestion d’énergie : un facteur aggravant pour la Scuderia
Les pilotes de la grille ont exprimé leurs inquiétudes concernant la récupération d’énergie à Silverstone, où les virages rapides offrent peu d’occasions de recharger le MGU‑K.
- Le moteur Ferrari ne compense pas l’écart de puissance en ligne droite.
- Le régime de récupération d’énergie est limité, imposant un arrêt du MGU‑K pendant la majeure partie du tour.
- Le groupe de discussion des pilotes anticipe une « batterie à sec » avant la fin de la course.
En comparaison, le système hybride de Mercedes excelle sur ce type de piste, renforçant la difficulté pour la SF‑26.
Ce qui attend Ferrari après Silverstone
Le prochain Grand Prix se tiendra à Spa‑Francorchamps, un circuit également déficient en récupération d’énergie, avant le Hungaroring où les longues lignes droites sont limitées.
Hamilton a donc insisté sur la nécessité de maximiser chaque week‑end afin de réduire l’écart avant d’aborder des tracés plus favorables à la SF‑26.
Le championnat à l’aune de ces difficultés
À l’issue du septième tour, Hamilton occupe la troisième place du classement, à 46 points du leader Kimi Antonelli, qui a dépassé la Mercedes après l’Autriche.
Interrogé sur les moyens de rattraper l’Italien, le pilote a répondu avec humour que « dévisser quelques boulons chez Mercedes » resterait improbable, tout en affirmant la motivation totale de son équipe.


Face à une concurrence renforcée et à des circuits peu généreux, chaque point devient crucial pour la Scuderia, qui devra accélérer le développement de sa motorisation si elle veut rester dans la lutte pour le titre.