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Hamilton conteste la pénalité infligée après son accrochage avec Russell en F1

Hamilton conteste sa pénalité après son accrochage avec Russell

Lewis Hamilton a vu une pénalité de cinq secondes s’ajouter à son total après l’incident du premier tour du Grand Prix de Belgique, où sa Ferrari a percuté la Mercedes de George Russell.

Une sanction jugée disproportionnée

Après que les commissaires aient examiné le contact, ils ont infligé la pénalité, reléguant Hamilton à la cinquième place avant qu’il ne regagne le quatrième rang en fin de course. Le septuple champion du monde a exprimé son incompréhension, qualifiant la décision « extrêmement sévère » au vu de la nature du premier tour.

« Au départ, George a perdu de la puissance, il a été poussé vers l’extérieur, puis le contact est arrivé », a déclaré Hamilton. « Il s’agissait d’un simple fait de course, à mon sens, cela ne méritait pas de pénalité. »

Conséquences sur le classement final

Grâce à une remontée en fin de course, Hamilton a dépassé Oscar Piastri pour s’installer quatrième, mais la pénalité a tout de même coûté des points précieux dans le championnat. Le retrait de Russell, qui a quitté le circuit en tête‑à‑queue, n’a pas modifié la position de Hamilton dans le classement général.

Le groupe Ferrari a souligné l’impact du temps ajouté, rappelant que chaque seconde compte lorsqu’il s’agit de défendre les places au classement des pilotes.

Dommages aérodynamiques de la Ferrari

L’accident a gravement compromis le fond plat de la monoplace, entraînant une perte d’appui aérodynamique. Hamilton a confirmé que le composant était « détruit », affectant la stabilité à haute vitesse. Une tentative de correction lors du dernier arrêt a été avortée à cause d’un incident au stand.

Un arrêt aux stands perturbé

Lors du dernier ravitaillement, un mécanicien était encore positionné devant la voiture de Hamilton, forçant le pilote à freiner brusquement. Cette situation a empêché l’équipe d’ajuster l’angle de l’aile avant, une modification qui aurait pu compenser partiellement les pertes d’appui.

« Nous n’avons pas pu augmenter l’angle de l’aile avant, car nous avons effectué un double arrêt », a indiqué le pilote, ajoutant que le plus grand soulagement était que le mécanicien n’ait pas été blessé.

Réactions de la direction Ferrari

Frédéric Vasseur a partagé la même position que son pilote, insistant sur le fait que le scénario ne justifiait pas une pénalité. « Regardez le virage : Russell disposait de suffisamment d’espace à gauche, il n’était pas collé au mur. Pour moi, il s’agit d’un simple fait de course, et cette décision nous coûte beaucoup. »

Le directeur technique a également noté que, jusqu’alors au cours de la saison, aucun incident similaire n’avait entraîné de sanction, renforçant le sentiment d’injustice ressenti par l’équipe.

Enjeux pour la suite du championnat

Le week‑end belge, marqué par un accident lors des essais libres, un réglage perdu, et un incident supplémentaire aux stands, a mis en lumière une spirale négative qui a limité les performances de Hamilton. Il a reconnu que de meilleurs réglages auraient pu lui permettre de viser les places podium.

« Nous n’avons pas retrouvé le bon équilibre, et cela nous a coûté en qualifications. Avec les bons réglages, j’aurais pu lutter pour la cinquième, voire la troisième place. »

Alors que la saison s’intensifie, la capacité de Ferrari à corriger rapidement les défauts aérodynamiques et à anticiper les décisions des commissaires pourrait déterminer le degré de résilience de Hamilton face aux défis de Spa‑Francorchamps.

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