Malgré une pénalité moteur qui l’obligeait à démarrer depuis la dernière ligne du grille du Grand Prix de Belgique 2026, Isack Hadjar a réussi à pousser son co‑équipier Max Verstappen jusqu’en Q3, lui offrant ainsi une seconde place à l’épreuve la plus exigeante de Spa‑Francorchamps.
Un triptyque de dépassements pour soutenir le quadruple champion
Après deux changements de pièces sur son unité de puissance, Hadjar a fait le pari de rester dans le top‑10 afin de garantir une aspiration optimale à Verstappen dans la dernière charge finale, entre Stavelot et l’arrêt de bus.
Lors du premier tour d’essai, Verstappen a rattrapé Hadjar après la chicane finale ; au second, les deux voitures sont restées plus proches dès la sortie de Blanchimont, permettant à l’hollandais de passer juste avant la courbe.
Ce travail d’équipe a conduit Verstappen à enregistrer le deuxième meilleur temps de la séance, 1 ’44″678, à plus de trois dixièmes du leader Kimi Antonelli mais devant un groupe resserré de quatre pilotes qui se disputaient le même intervalle d’un dixième de seconde.
Les difficultés techniques d’une aspiration partagée
Interrogé par Canal+, Hadjar a expliqué que son rôle consistait à le « suivre dans le tour de sortie » et à fournir « la meilleure aspiration possible à la sortie du virage 15 », une tâche qu’il a décrite comme « pas super amusante, mais indispensable ».
Devant les médias internationaux, il a souligné l’incertitude liée au déploiement d’énergie après un arrêt soudain à la sortie du virage 14 : « Le moteur est perturbé, le logiciel hésite », d’où le déséquilibre d’une trop forte puissance lors de la première tentative et d’une puissance insuffisante lors de la seconde.
Quand on lui a rappelé que Verstappen estimait ne pas pouvoir finir au‑delà de la sixième place sans son aide, Hadjar a reconnu « c’était impressionnant, mais je ne sais pas pour la P6 », ajoutant simplement « j’ai fait mon travail ».
Frustration et ambitions pour la course
Le pilote français déplore la contrainte de la pénalité moteur qui l’oblige à partir 21ᵉ, d’autant plus qu’il estime que la Red Bull de Spa « est la plus performante de la saison, même sur le Red Bull Ring ». Il estime que le départ depuis l’arrière limite son apprentissage à “doubler des voitures plus lentes”.
Malgré tout, Hadjar vise une remontée jusqu’à la huitième position, espérant transformer la performance de la monoplace en résultat tangible.

En concentrant son effort sur l’aspiration et la régulation de l’énergie, Hadjar a prouvé qu’une pénalité ne signifie pas forcément une perte de points pour l’écurie.