Hadjar bat enfin les gros bras et s’impose

Hadjar s'est enfin "battu avec les gros bras"
Hadjar s'est enfin "battu avec les gros bras"

Sixième place et premiers duels avec les leaders

Isack Hadjar a clôturé le Grand Prix d’Autriche en sixième position, franchissant pour la première fois le peloton de Lando Norris et de Charles Leclerc. Départ huitième, il a perdu près de 28 secondes sur Max Verstappen, mais a su conserver un rythme suffisant pour devancer les meilleures équipes et repartir sous le drapeau à damier.

Le pilote français a souligné qu’il n’avait jamais eu l’occasion de se mesurer directement à des voitures « gros bras » comme la Ferrari ou la McLaren, ce qui a rendu la performance d’autant plus satisfaisante. « C’était une première, et on s’en est plutôt bien sorti », a-t-il déclaré, ajoutant qu’une meilleure place de départ aurait pu faire parler d’une possible quatrième place.

Freins inadaptés et blocages persistants

Malgré le bon résultat, Hadjar a fait part de difficultés liées aux freins de la RB22, qu’il juge encore « pas tout à fait à sa convenance ». Le manque de confiance l’a obligé à ajouter de la marge à chaque tour, surtout dans les zones où les températures de piste étaient élevées.

« J’ai ressenti que tout le monde autour de moi rencontrait les mêmes problèmes, les pneus peinaient à chauffer correctement », a-t-il expliqué, insistant sur le fait que ces obstacles étaient liés autant à la configuration du circuit qu’aux réglages de la monoplace.

Evolution de la RB22 : meilleur rythme de course

Depuis le Grand Prix du Canada, la RB22 accumule des points régulièrement, signe que les évolutions apportées par Red Bull portent leurs fruits. Hadjar a précisé que la monoplace se situait désormais dans « la bonne fenêtre », alliant vitesse et constance sur les tours de course.

« Nous étions la deuxième voiture la plus rapide aujourd’hui, le rythme de course était plus équilibré que lors des qualifications », a-t-il affirmé, rappelant l’amélioration observée à Miami où une première mise à jour avait déjà marqué un progrès notable.

Il a également noté que, même si la Red Bull n’égale pas encore les Mercedes, le cap franchi à Spielberg représente un pas décisif vers une compétitivité accrue.

Perspective et prochains défis

Envisageant la suite du championnat, Hadjar estime que chaque évolution de la RB22 doit se traduire par une plus grande marge de manœuvre sur la grille. Une meilleure performance en qualifications permettrait d’exploiter pleinement le potentiel constaté en course, notamment sur des circuits où les températures restent élevées.

« Si nous réduisons les problèmes de déploiement et améliorons la confiance dans les freins, la quatrième place devient atteignable », conclut le pilote, rappelant que la progression de la monoplace dépendra autant du développement technique que de l’adaptation du pilote aux nouvelles configurations.

Isack Hadjar progresse avec la RB22 depuis le Grand Prix du Canada