Proposition de relégation en N2 pour les Girondins de Bordeaux
Après l’échec de toutes les voies de recours, la Fédération française de football aurait envisagé de placer le club bordelais en poule H de Nationale 2, à la place de l’Union Foot de Touraine.
Contexte juridique et décisions antérieures
Le tribunal administratif de Paris a confirmé la rétrogradation du club, tandis que la DNCG, le CNOSF et les précédents arrêtés ont systématiquement donné raison à la FFF.
Dans le processus d’appel, seuls onze des vingt‑sept membres du Comité exécutif ont répondu à la demande d’examen du dossier, six s’y étant opposés, laissant ainsi une majorité silencieuse défavorable.
Argumentation du club et des repreneurs
Dominique Delport, porte‑parole des repreneurs, affirme que leurs actions se limitent aux recours légaux et rappelle leurs échanges récents avec le président de la FFF, Philippe Diallo.
« Nous respectons la DNCG et la FFF, comme en attestent mes entretiens publics », a‑t‑il souligné, tout en dénonçant les informations qu’il juge erronées circulées par les dirigeants girondins.
Contraintes financières et perspectives de liquidation
Lors de l’audience du 15 juillet, le club n’a pas présenté de financement ni de repreneur, ce qui a conduit la FFF à rappeler son rôle de garant de l’équité et de la bonne organisation des championnats.
Le manque de garanties financières place les Girondins à la lisière d’une liquidation judiciaire, d’autant que la solution d’inscription en N2 ne trouve aucun appui réglementaire et expose la fédération à d’éventuels recours de clubs rivaux.
Réaction de la Fédération et prochains enjeux
La FFF, tout en s’abstenant de commentaires officiels, a exprimé son agacement face aux critiques répétées de Dominique Delport et des futurs actionnaires, estimant que celles‑ci visent à mettre la fédération sous pression.
Sans base légale pour modifier le classement, toute décision d’inscrire le club en N2 resterait contestable, laissant le sort du Bordeaux suspendu entre procédures judiciaires et exigences financières.
Au final, la reprise du club dépendra davantage de la capacité à présenter un repreneur solvable que d’une éventuelle manœuvre administrative.