FIFA commercialise, dès le 19 juillet 2026, des fragments authentifiés du gazon qui accueillera la finale du Mondial, conditionnés en blocs de résine et proposés dans quatre gammes de prix.
Un produit inédit au cœur de la finale
Le MetLife Stadium, rebaptisé « New York New Jersey Stadium » pour l’événement, verra son terrain de 105 m × 64 m découpé en 8 104 pièces avant d’être vitrifié. Chaque morceau porte le logo officiel de la Coupe du monde 2026, le nom du stade, la date du match et le score final, puis est expédié dans un coffret premium.

Quatre éditions, des spécifications précises
| Édition | Prix (EUR / USD) | Taille du cube (cm) | Bonus |
|---|---|---|---|
| Standard | 390 €/450 $ | 6,35 × 6,35 × 6,35 | Coquille en résine, clé USB d’authentification |
| Premium | 675 €/900 $ | 6,35 × 6,35 × 6,35 | Coquille premium, présentation raffinée |
| Signature | 895 €/1 200 $ | 6,35 × 6,35 × 6,35 | Coquille haut de gamme, gravure dorée possible |
| Hero | 2 240 €/3 000 $ | 7,62 × 7,62 × 7,62 | Billet métallique gravé à l’or, mini‑ballon, réplique cristal du trophée |
Le potentiel commercial chiffré
Multipliez le tarif moyen d’une édition (≈ 1 300 $) par le nombre prévu de pièces vendues (2 026) et l’opération génère plus de 11 millions de dollars, soit près de 10 millions d’euros. Ce chiffre s’ajoute aux 10 milliards attendus de revenus globaux pour la FIFA, dont la majeure partie provient des droits TV, de la billetterie et du sponsoring.
Des précédents, mais à une échelle différente
Des clubs américains ont déjà proposé des fragments de parquet ou de gazon après des performances mémorables ; Sotheby’s, par exemple, a vendu deux dalles du Madison Square Garden à plus de 100 000 $ chacune. La différence réside ici dans l’envergure : découper un terrain complet, le transformer, puis le distribuer sur trois continents représente une logistique sans précédent.
Critiques sportives et impact symbolique
Le gazon, cultivé en Caroline du Nord puis installé début mai, a suscité des remarques négatives de la part de joueurs brésiliens et français, le qualifiant de « sec, dur et rebondissant ». Malgré ces réserves, la perspective pour les supporters argentins ou espagnols de posséder un fragment du terrain où leur sélection pourrait soulever le trophée confère à l’offre un fort poids émotionnel.

En transformant le dernier brin d’herbe en produit de luxe, FIFA illustre jusqu’où la monétisation peut s’étendre lorsqu’un événement mondial devient une plateforme de ventes exhaustives.