La FIFA a publié ce mercredi 5 août un communiqué officiel qui, selon l’organisation, met fin à la crise entourant la présidence de Gianni Infantino et invite à « reprendre le cours normal des choses » comme si les récentes controverses n’avaient jamais existé.
Un soutien unanime du Conseil de direction
Le texte, rédigé après une réunion fermée du Conseil à Rabat, souligne que l’ensemble des membres présents réaffirment leur confiance totale envers le président, unique responsable élu par les 211 associations membres. Cette position collective contraste avec les récentes prises de parole de fédérations qui avaient exprimé leurs doutes.
Excuses limitées et promesses de vigilance
Dans le même communiqué, la FIFA reconnaît des erreurs commises lors du projet de cession de parts de l’instance et de la Coupe du monde 2026 à des investisseurs privés. Elle précise que ces démarches ont pourtant été réalisées « dans le strict respect du cadre réglementaire », tout en présentant des excuses et en promettant que de telles dérives ne se reproduiront plus.
Le projet de vente abandonné, la gouvernance renforcée
Le communiqué affirme que le projet de privatisation a été abandonné et que la FIFA ne tolérera aucune atteinte à son intégrité ni à sa bonne gouvernance. Des mesures disciplinaires sont annoncées pour protéger le nom et la réputation de l’organisme, sans détailler les sanctions envisagées.
Pressions politiques et détachement de proches conseillers
Des dirigeants politiques, dont le Premier ministre canadien Mark Carney et le ministre britannique Andy Burnham, ont publiquement remis en cause la crédibilité d’Infantino, le critiquant pour un manque de transparence envers ses conseillers les plus proches. Cette défiance politique s’ajoute à la perte de soutien de fédérations telles que la Finlande, le Pays de Galles, la Serbie et la Suède.
Calendrier électoral et perspectives pour 2027
Gianni Infantino, à la tête de la FIFA depuis dix ans, reste le seul candidat déclaré à l’élection prévue en mars 2027 à Rabat. Pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans, il devra convaincre la majorité des 211 fédérations membres, alors que plusieurs d’entre elles ont déjà retiré leur vote.
En dépit de la rhétorique de stabilité, la vraie trajectoire de la FIFA repose désormais sur la capacité d’Infantino à regagner la confiance des fédérations avant le scrutin de 2027.