Emmanuel Macron a contacté directement Gianni Infantino et Aleksander Ceferin, poussant le président de la FIFA à abandonner son projet de cession de parts de la Coupe du monde à des investisseurs privés.
Une pression politique au sommet du football
Le président français a téléphoné à Infantino le jeudi précédant une réunion de l’UEFA où le dossier de privatisation était à l’ordre du jour, rappelant la nécessité d’une « unité du football mondial » et la prévention de toute fracture institutionnelle.
Le rôle de la Confédération africaine et du soutien de Patrice Motsepe
En parallèle, Macron a également échangé avec le président de la CAF ainsi qu’avec Patrice Motsepe, nouveau propriétaire de la FIFA, pour souligner l’importance de préserver le modèle actuel du jeu et d’appuyer les initiatives de l’UEFA, notamment celles d’Aleksander Ceferin et de Philippe Diallo.
Conséquences financières du retrait du projet
Malgré la santé financière robuste de la FIFA, dont les prévisions de recettes pour la Coupe du monde 2026 atteignent 13 milliards d’euros, l’État français a jugé indispensable d’intervenir afin d’éviter la dilution du contrôle public du sport.
Incidence sur la légitimité d’Infantino
Ce revirement laisse planer des doutes sur la capacité d’Infantino à mener des réformes majeures sans l’aval des puissances politiques, tout en rappelant que la FIFA reste soumise à des exigences de transparence et de souveraineté.
Le retrait du projet de privatisation, bien que salué par certains clubs européens, dévoile la fragilité des ambitions de changement lorsque les autorités nationales réaffirment leur rôle de gardiennes de l’unité du football mondial.