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FIFA en crise : l’UEFA renforce la pression sur Infantino, l’Afrique le défend

Crise à la Fifa: l'UEFA maintient la pression sur Infantino, l'Afrique le soutient

Le président de la FIFA, Gianni Infantino, voit la menace de boycott de l’UEFA se confirmer, alors même qu’il prépare sa candidature à la réélection prévue en mars 2027.

UEFA maintient la pression malgré le retrait du projet controversé

L’UEFA, forte de ses 55 fédérations, a rappelé que les conditions d’accès aux compétitions de la FIFA demeurent insatisfaites, même après l’abandon officiel du plan de privatisation. L’instance européenne exige des garanties irrévocables afin que de telles initiatives ne se reproduisent plus.

Dans une déclaration à l’AFP, Aleksander Ceferin, président de l’UEFA, a souligné la perte de confiance envers la présidence d’Infantino, tout en s’appuyant sur le soutien de l’Association européenne des clubs (EFC), dirigée par Nasser al‑Khelaïfi du PSG.

Soutiens africains et continentaux opposés à la réforme

La Confédération africaine (CAF), avec ses 54 membres, a unanimement réaffirmé son appui à Infantino, rappelant les 1,28 milliard de dollars de mécanismes de solidarité reversés depuis 2016. Le président de la CAF, Patrice Motsepe, a remercié le dirigeant de la FIFA pour « son appui constant au football africain ».

Parallèlement, la CONCACAF, représentant 35 fédérations d’Amérique du Nord et des Caraïbes, a accompagné l’UEFA dans ses critiques, dénonçant l’absence de procédure régulière et appelant à une remise à plat de la gouvernance de la FIFA. Victor Montagliani, président de la CONCACAF, est mentionné comme possible concurrent d’Infantino pour l’élection de 2027.

Réactions divergentes en Asie, Amérique du Sud et Océanie

En Asie, l’AFC (46 membres) n’a pas pris position explicite contre Infantino mais a dénoncé les faiblesses des processus de consultation, tout en recevant des communiqués de soutien identiques de la part du Qatar et de la Mongolie. À l’inverse, la fédération jordanienne, dirigée par le prince Ali ben Al Hussein, a accusé Infantino de chantage.

La CONMEBOL, bien que traditionnellement alliée à Infantino, a exprimé « préoccupation face aux actions unilatérales répétées » de la FIFA, tout en rejetant toute initiative de destitution. Le président argentin Claudio Tapia a recommandé de poursuivre le travail sous la direction d’Infantino.

L’OFC (11 membres) a adopté une attitude plus mesurée, invitant ses fédérations à étudier le projet et à participer au processus de consultation, sans prise de position supplémentaire depuis son annulation.

Implications électorales et scénarios avant mars 2027

Infantino, unique candidat déclaré depuis 2016, doit récolter les 211 voix des membres de la FIFA pour être réélu. Le retrait du soutien de la fédération anglaise, rapporté par la presse britannique, menace de déclencher un effet domino parmi les grandes fédérations européennes.

Alors que la Finlande, la Serbie, la Suède, le Pays de Galles et le Danemark ont déjà annoncé leur opposition, l’attente persiste chez les acteurs majeurs tels que l’Allemagne, l’Espagne et l’Italie. Le climat actuel laisse présager une campagne électorale tendue, où chaque fédération pourrait devenir un levier décisif.

Le prochain vote de la FIFA s’annonce comme le point de bascule où les alliances continentales détermineront l’avenir de la direction du football mondial.

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