FIFA confrontée à un défi pour la Coupe du monde : passer à 64 équipes comme solution

La FIFA a un problème avec la Coupe du monde et le moyen de le résoudre est de passer à 64 équipes
La FIFA a un problème avec la Coupe du monde et le moyen de le résoudre est de passer à 64 équipes

Depuis juin 2026, la FIFA impose une Coupe du monde à 48 équipes, soit près d’un quart des 211 associations membres, une décision qui bouleverse le format traditionnel et suscite des critiques virulentes à l’encontre de Gianni Infantino.

Répercussions sur le premier tour

La phase de groupes, désormais constituée de 72 rencontres parmi les 104 du tournoi, ne sert plus qu’à éliminer 16 équipes ; les deux premiers de chaque groupe accèdent aux seizeèmes de finale, tandis que seules les huit meilleures équipes classées troisièmes poursuivent l’aventure.

Cette configuration oblige les sélectionnées à viser au moins quatre points pour assurer leur qualification, un seuil atteint historiquement uniquement par la Norvège en 1994 et l’Ukraine en 2024 lorsqu’elles ont échoué en tant que meilleurs tiers.

Paradoxalement, le scénario où trois points suffisent – équivalant à une victoire ou trois matchs nuls – laisse encore deux chances sur trois de franchir le cap, comme l’a démontré l’Écosse en obtenant un point décisif contre Haïti.

Mécanique du meilleur tiers et calculs à la dernière journée

Le recours au classement des troisièmes, déjà présent lors des Euro à 24 équipes, transforme la clôture du premier tour en exercice de probabilités plutôt qu’en démonstration d’offensive.

En cas d’égalité, la FIFA applique désormais les mêmes critères de départage que l’UEFA, rendant les confrontations tactiques encore plus prévisibles et accentuant la “pause fraîcheur” stratégique observée dans certains matchs, notamment la rencontre Allemagne – Curaçao qui s’est soldée par un 1‑1 à la mi‑temps avant le 7‑1 final.

Proposition d’une expansion vers 64 équipes

Pour alléger la pression du meilleur tiers, certains observateurs suggèrent de passer à 64 équipes réparties en 16 groupes de quatre. Les deux premiers de chaque groupe seraient qualifiés, tandis que les 32 équipes éliminées au bout du premier tour quitteraient la compétition sans devoir jouer davantage.

Cette solution ajoute seulement 24 matchs au total – un accroissement modeste – sans gonfler la charge de jeu individuelle, mais elle fragmenterait davantage le gâteau financier, suscitant la résistance des nations les plus puissantes qui seraient contraintes de partager davantage leurs revenus.

En résumé, l’allongement à 48 équipes crée un déséquilibre structurel qui transforme la phase de poules en un calcul de points, tandis que l’alternative à 64 équipes propose une résolution logique, même si elle menace les intérêts économiques des grandes fédérations.