Ferrari lance l’unité ADUO2 à Monza
Après des essais au banc concluants, la Scuderia déploiera son nouveau moteur ADUO2 lors du Grand Prix d’Italie, apportant à chaque monoplace une puissance supplémentaire d’environ quinze chevaux.
Lewis Hamilton et Charles Leclerc, respectivement à bord de leurs monoplaces Ferrari, profiteront de cette évolution sans subir de pénalité de grille, contrairement à Kimi Antonelli qui devra partir en fond de peloton avec sa cinquième unité Mercedes.

Un gain de 15 chevaux et un nouveau carburant Shell
Le département moteur, sous la direction d’Enrico Gualtieri, a optimisé la chambre de combustion et ajusté l’inclinaison ainsi que le nombre de pales de la volute du turbo, tout en conservant son diamètre d’origine.
Le carburant développé à Hambourg par Shell Global Solutions complète ces améliorations, permettant de réduire de moitié l’écart de performance avec le moteur Mercedes M17 E Performance conçu à Brixworth.
Ces modifications entraînent également une distribution du couple plus homogène, assurant une meilleure exploitation de l’énergie électrique disponible.
Conséquences pour le championnat des constructeurs
Monza ne représente pas le circuit idéal pour la Ferrari, mais regagner des points devient crucial pour réduire le retard de 87 points accumulé par Mercedes dans le classement des constructeurs.
La SF‑26, équipée de l’aileron arrière Macarena dans sa configuration la plus agressive, sera presque dépourvue de charge aérodynamique, une configuration inédite depuis les précédents Grands Prix.
Fort de la validation de fiabilité de l’unité 067/7 ADUO2, Ferrari aborde la course italienne avec une confiance étayée par les données techniques, tandis que chaque hausse de puissance se traduit par un pas mesurable vers le rattrapage du leader.