Donald Trump vient de réactiver son projet de mur le long du Rio Grande à Laredo, à moins de trente jours du coup d’envoi de la Coupe du monde, provoquant une onde de choc parmi les supporters mexicains qui se préparent à traverser la frontière.
Une surveillance renforcée sur le fleuve
Les deux rives du Rio Grande, entre Laredo (États‑Unis) et Nuevo Laredo (Mexique), sont enveloppées d’une présence policière accrue : agents armés de jumelles, patrouilles continues et points de contrôle obligent chaque voyageur à justifier son passage, même pour les travailleurs transfrontaliers.

Le flux de supporters mexicains franchit le pont
Depuis plusieurs jours, des centaines, parfois des milliers, de personnes traversent le pont grillagé, munies de titres de séjour leur permettant de travailler aux États‑Unis, mais surtout attirées par le rendez‑vous footballistique. Leur destination : les boutiques de vêtements où le vert du maillot mexicain domine les rayons.

Réactions locales : résignation et résistance
Lisbeth, d’origine mexicaine, explique que le mur « nous divise alors que nous devrions nous rapprocher », tout en soulignant l’obligation de se conformer aux décisions américaines. Sonia, commerçante, ajoute que les acheteurs préfèrent les maillots verts et les tee‑shirts du Mexique, refusant les couleurs américaines.
Conséquences commerciales et symboliques
Les étals regorgent de t-shirts, pantalons et casquettes arborant le vert national, témoignant d’une volonté de visibilité collective. Certains habitants comptent même assister à un ou deux matchs, convaincus que porter le maillot mexicain en Texas deviendra un acte de visibilité face aux politiques migratoires américaines.
En définitive, le mur envisagé par Trump n’a pas encore modifié le flot d’énergie verte qui envahit les deux rives ; il souligne surtout la persistance d’un dialogue territorial où le sport devient le terrain d’expression le plus visible.