Bastian Schweinsteiger, ancien international allemand et consultant pour ARD, a déclenché une polémique en qualifiant le football ivoirien de « football africain », le décrivant comme « parfois peu orthodoxe, un peu sauvage », lors de la Coupe du monde 2026.
Réactions du sélectionneur ivoirien
Émerse Faé a dénoncé les propos, les qualifiant de « tristes », après la victoire de la Côte d’Ivoire contre Curaçao. Il a rappelé son admiration pour le jeu de Schweinsteiger, avant d’exprimer sa déception face aux remarques. Selon la BBC, il a ajouté que ces mots pouvaient être perçus comme racistes, même si l’intention du consultant reste à clarifier.
Faé a souligné que les équipes africaines ne sont pas uniquement physiques, mais également techniques et tactiques, espérant que les commentaires relèvent d’une maladresse plutôt que d’une conviction profonde.
Absence d’excuses et maintien à l’écran
Malgré les critiques, Schweinsteiger n’a présenté aucune excuse publique. Il a continué à commenter les matchs, soulignant la « qualité technique » et la « puissance physique » des Ivoiriens, tout en les désignant comme des adversaires redoutables. Un sondage commandé par Bild le 22‑23 juin l’a d’ailleurs élu consultant préféré en Allemagne pendant la Coupe du monde.
Philipp Awounou, dans une tribune du Spiegel, a rappelé que les termes comme « sauvage » renvoient à des stéréotypes coloniaux et racistes, précisant que de tels qualificatifs doivent être condamnés.
Impacts sportifs : groupes et qualifications
En phase de groupes, l’Allemagne a terminé première du groupe E, tandis que la Côte d’Ivoire a obtenu sa première qualification historique en seizièmes de finale après son succès 2‑0 contre Curaçao. Les Éléphants attendent désormais le deuxième du groupe I, soit la Norvège soit la France, qui s’affronteront le vendredi suivant.
Le débat autour des propos de Schweinsteiger illustre la tension persistante entre analyse technique et sensibilités culturelles dans le football mondial.