Pour la première fois en une décennie, aucune Ducati n’a dirigé le classement général du MotoGP durant les douze premiers Grands Prix de la saison 2026.

Un rebond historique après dix ans d’absence de leader
En 2016, Ducati renouait avec la victoire grâce à Andrea Iannone en Autriche et Andrea Dovizioso en Malaisie, mais les Yamaha et Honda dominaient la mi‑saison. Depuis, chaque première moitié de campagne voyait au moins un pilote Ducati au sommet, que ce soit Dovizioso, Pecco Bagnaia en 2021 ou Enea Bastianini en 2022.
Qui a occupé la tête du championnat en 2026 ?
Pedro Acosta (KTM) a ouvert la saison en remportant le sprint, mettant fin à la séquence d’encours de Ducati débutée à l’Australie 2022. L’étape suivante a vu Aprilia prendre le relais, d’abord Marco Bezzecchi, puis Jorge Martín. Aucun représentant Ducati, ni même un passage bref en tête, n’est intervenu.
Les trois Ducati qui restent dans le duel
Le team manager Davide Tardozzi explique que la première moitié a été marquée par des accidents et des performances en deçà des attentes de Pecco Bagnaia. Il ajoute que la pointe a progressé, citant quatre podiums consécutifs pour Bagnaia et deux victoires récentes de Marc Márquez.
Actuellement, cinq pilotes se trouvent dans les 24 premiers points : Marc Márquez (Ducati), Fabio Di Giannantonio (Ducati), Pecco Bagnaia (Ducati) en huitième position, ainsi que deux concurrents non Ducati.
Statistiques clés du duel actuel
| Pilote | Équipe | Points |
|---|---|---|
| Marc Márquez | Ducati | 24 |
| Fabio Di Giannantonio | Ducati | 24 |
| Pecco Bagnaia | Ducati | 24 |
| Pedro Acosta | KTM | 24 |
| Jorge Martín | Aprilia | 24 |
Perspectives pour la seconde moitié du championnat
Le directeur général Gigi Dall’Igna signale que le classement reste très ouvert, avec cinq prétendants à moins de 24 points. Claudio Domenicali, PDG de Ducati Corse, mise sur la pause estivale pour affiner la moto et espère que le bras droit de Marc récupérera pleinement.
Selon leurs propos, la capacité de Ducati à inverser la tendance dépendra d’un regain de vitesse sur le circuit et d’une meilleure fiabilité mécanique. Le défi restant n’est pas de retrouver la première place, mais de tenir la pression jusqu’à la dernière course.
Si la remise à niveau réussit, le paddock pourra assister à un renversement de tendance inédit depuis 2016.