Le projet de Gianni Infantino visant à vendre une partie de la FIFA à des investisseurs privés proches de Donald Trump a déclenché une réaction immédiate de Philippe Diallo, président de la Fédération française de football.
Réactions de Philippe Diallo à la proposition d’Infantino
Diallo qualifie l’initiative d’« inquiétante », soulignant l’absence totale d’information sur la philosophie du montage, la nécessité réelle du financement et les modalités de levée de fonds. Il rappelle que la proposition ne présente aucun détail concret, ce qui empêche toute évaluation objective.
« Nous ne connaissons ni la logique, ni le besoin, ni le cadre financier », précise le dirigeant, qui estime que la transparence est indispensable avant d’envisager une quelconque approbation.
Position des instances continentales et des fédérations nationales
UEFA, CONCACAF et AFC ont exprimé leurs réserves face à la vente d’une parcelle de la FIFA, tandis que la CAF, dirigée par Patrice Motsepe, invite ses membres à étudier la proposition sans la recommander ouvertement.
Si le mécanisme venait à se concrétiser, chaque fédération nationale concernée pourrait toucher environ 40 millions de dollars, dans le cadre d’une levée de fonds estimée à 4,2 milliards de dollars.
Enjeux financiers et valeurs de la FFF avant le Mondial 2026
La situation financière de la FFF, déjà fragile avant la Coupe du monde 2026, ne justifie pas un recours à la vente d’actifs, selon Diallo. Il insiste sur le respect des valeurs historiques et sportives qui caractérisent les nations européennes, dont six des huit équipes attendues en quarts de finale du Mondial.
« Nous devons construire une relation exigeante avec la FIFA, et cela n’est actuellement pas le cas », affirme-t-il, ajoutant que d’autres pays partagent les mêmes interrogations.
Le débat autour de la privatisation de la FIFA s’annonce comme le premier test de la capacité des instances européennes à défendre leurs intérêts financiers et éthiques avant le grand rendez‑vous de 2026.