Fabio Di Giannantonio a limité sa progression à la sixième place au Grand Prix de Grande-Bretagne, la gestion du pneu arrière s’étant révélée le principal obstacle de ce week‑end à Silverstone.
Gestion du pneu arrière, facteur décisif à Silverstone
Sur le circuit de Silverstone, la préservation du composé arrière a dominé les stratégies. L’Aprilia RS‑GP, plus efficace que la Ducati en termes d’usure, a offert à Di Giannantonio un avantage technique, mais même ce potentiel n’a pas suffi à contrer la détérioration rapide du pneu arrière.
Performance en sprint : du départ à la cinquième place
Qualifié quatrième, le pilote italien a devancé Ai Ogura dès le tir au but, pour ensuite perdre du terrain face à Marco Bezzecchi et Álex Márquez. Malgré une montée initiale, il a clôturé le sprint en cinquième position, soulignant les limites imposées par la gestion des pneus dès le départ.
« Je suis un peu déçu, habituellement je maîtrise bien le pneu, mais cette fois‑ci ça m’a piégé », a déclaré Di Giannantonio au site officiel du MotoGP, précisant que chaque difficulté serait étudiée pour progresser.
Démarrage de la course principale entravé par des étincelles
Au premier tour de la course, le dispositif de « holeshot » de Jorge Martín et celui d’Ai Ogura ont provoqué des frottements du carénage sur l’asphalte, générant des étincelles au virage 1. Distrait par le phénomène, Di Giannantonio a ralenti, perdant plusieurs places et ne rejoignant le peloton qu’en huitième position.

Analyse post‑course et leçons tirées
Après avoir récupéré deux places grâce à la chute d’Ogura et au dépassement de Marc Márquez, Di Giannantonio a conclu la course à la sixième place, confirmant que la gestion du composé avant et arrière était la clé du résultat.
« J’ai essayé d’économiser l’arrière au maximum, mais cela a accéléré la perte du pneu avant », a-t-il expliqué, ajoutant que la marge de manœuvre était réduite à 90 % de son potentiel, rendant impossible toute attaque plus agressive.
Le pilote a également dénoncé une usure “excessive” du pneu avant, précisant qu’une dizaine de moments critiques ont failli compromettre la stabilité du bike, phénomène qu’il observe depuis le début de la saison.
En bref, la combinaison d’une gestion de pneu difficile et d’un départ perturbé a limité les ambitions de Di Giannantonio, qui repart avec l’objectif de transformer ces enseignements en performances plus soutenues pour les prochains Grands Prix.