Fabio Di Giannantonio a subi ce jeudi à Brno une petite intervention médicale visant à nettoyer une plaie profonde du petit doigt de la main gauche, blessure contractée lors du Grand Prix de Catalogne après qu\’un fragment de la moto d\’Álex Márquez l\’ait percuté.
Intervention et suivi post‑opératoire
Le pilote italien a décrit l\’opération comme « un simple soin », insistant sur le caractère limité de la procédure qui s\’est confined à un lavage approfondi de la plaie. Malgré la présence d\’un pansement qui doit rester en place, la mobilité du doigt s\’est nettement améliorée, même si la souplesse totale n\’a pas encore été récupérée.
L\’urgence de la visite à l\’hôpital provenait d\’une infection locale décrite comme « très mauvaise », une situation qui aurait pu compromettre la capacité de Di Giannantonio à manier les contrôles de la main gauche, notamment la précision du frein avant.
Conséquences sur les deux derniers rounds
Au Mugello comme au Balaton Park, le pilote a été contraint de rouler avec un gant spécial et le doigt maintenu relevé, limitant les mouvements de la main gauche et influençant la prise de la poignée d\’embrayage ainsi que le placement du pouce sur le levier de frein.
« J\’ai dû réajuster mon pilotage parce que ce petit doigt contribue largement à la force de traction dans les changements de direction », a expliqué Di Giannantonio, soulignant la douleur ressentie au niveau des tendons chaque fois qu\’il sollicitait le stimulus nerveux.
À Brno, il a confirmé pouvoir plier légèrement le doigt, position qu\’il n\’avait pas pu adopter depuis le Mugello, ajoutant qu\’il était impatient de vérifier l\’impact de cette récupération sur sa ligne de virage et ses temps au tour.
Prochaines échéances et attentes
Les prochains Grands Prix offrent à Di Giannantonio l\’occasion de mesurer l\’efficacité de la petite chirurgie et de l\’adaptation du gant dédié. En l\’absence d\’un problème persistant, il anticipe une amélioration notable par rapport aux deux dernières courses, où la limitation du doigt avait affecté les performances globales.
Si la mobilité se stabilise, le pilote pourra reprendre son style de pilotage habituel, notamment la pression du pouce sur le frein avant, essentielle pour maximiser l\’adhérence en sortie de virage sur les circuits à forte décélération.
