Alors que les feux rouges s’éteignaient, le régime de la Mercedes de George Russell a flambé avant même le lâcher d’embrayage, déclenchant le système anticalage et le reléguant à l’arrière de la grille du Grand Prix de Hongrie.
Un moteur remplacé en urgence
Le week‑end a débuté avec une fuite d’eau provenant d’un vibreur, qui a submergé le motor‑unit de la voiture. Mercedes a donc dû installer un moteur neuf au cours de la nuit, laissant les ingénieurs peu de temps pour valider le logiciel de contrôle du régime.
Déclenchement du système anticalage
Au moment du départ, les données radio ont d’abord indiqué une possible relâche de l’accélérateur par le pilote. Russell aurait baissé la pression de 30 % à moins de 10 % alors que le moteur tournait à plein régime. Toto Wolff a précisé que cet acte n’était qu’une réaction à un problème technique indépendant de la volonté du pilote.
Analyse télémétrique du départ
La vidéo embarquée montre que le régime moteur oscille entre 12 700 tr/min et 12 800 tr/min, bien au‑delà du seuil de 12 300 tr/min requis pour un départ optimal. Malgré une réduction de l’accélération à moins de 10 %, le régime chute brutalement sous 12 000 tr/min avant de remonter à 12 600 tr/min, entraînant une perte de couple majeure.
Comparé à son co‑équipier Kimi Antonelli, qui maintenait une accélération stable à 30 % et un régime constant autour de 12 300 tr/min, Russell était limité à environ 9 % d’accélération, incapable de générer la suralimentation nécessaire.
Conséquences sur la course
Départ ralenti, perte de places sur la grille, puis déclenchement du dispositif d’anticalage qui a contraint la voiture à rester au bas de la file. Russell a confirmé que le moteur ne répondait plus à l’accélérateur, même lorsqu’il tentait de moduler la pédale.
Un problème déjà identifié en pré‑saison
Le pilote a rappelé avoir observé un phénomène similaire lors des essais à Bahreïn, où une nouvelle motor‑unit présentait des fluctuations de régime incontrôlées. Ce rappel souligne un défaut persistant sur les modèles récents de Mercedes.


La combinaison d’un moteur fraîchement remplacé et d’un dysfonctionnement logiciel a transformé le départ de Russell en un véritable cauchemar, rappelant les difficultés de fiabilité qui ont entaché la première moitié de la saison.