Cal Crutchlow retrouve le Mugello pour remplacer Johann Zarco
Le vétéran britannique, 40 ans, a été propulsé en tête d’affiche du Grand Prix d’Italie après que LCR l’ait sollicité pour pallier l’absence de Johann Zarco, blessé à Barcelone.
Un appel en pleine semaine et la décision d’accepter
Lucio Cecchinello, directeur de LCR, a contacté l’ancien pilote de l’équipe lundi. Après une discussion avec son épouse Lucy et le coordinateur Dakota Mamola, Cal a finalement donné son « oui », motivé par le souhait de soutenir l’équipe et son ami.
« Je ne pensais pas pouvoir dire oui, mais Lucy m’a rappelé que notre vie est une aventure, alors j’ai accepté », a déclaré le Britannien.

Le test du mercredi : un premier pas difficile
Le mercredi, Crutchlow a réalisé quelques tours sur la Honda LCR, clairement éloigné du rythme des leaders. Conscient de son manque de temps de piste depuis 2023, il a qualifié la session d’« étrange », soulignant que ses sensations étaient « bizarres » et que l’ergonomie de la moto avait changé.
« Je ne me sentais pas à l’aise, la position était très différente », a-t-il expliqué, précisant que les premiers tours l’ont fait se sentir comme percuté par un bus.

Physique et manche : les premiers obstacles
Un vieux gant a irrité le pouce de Crutchlow lors du test, provoquant une fatigue notable. Malgré cela, il a rappelé son volume d’entraînement cycliste (27 500 km l’an passé, 12 000 km déjà en 2026) et assure être en bonne condition physique.
« Rouler à 360 km/h après une longue pause, c’est un autre niveau que le vélo », a-t-il ajouté, insistant sur la nécessité de retrouver progressivement l’endurance spécifique à la MotoGP.
Perspective pour le week‑end et respect pour Zarco
Cal prévoit d’ajuster sa position sur la moto séance après séance, espérant que chaque tour apporte plus de confiance. Il a réaffirmé son soutien à Johann Zarco, le qualifiant d’« ami » et soulignant son respect pour la combativité du Français.
« Je ne sais pas si je pourrai courir plus d’une course, la situation évolue, mais je suis prêt à aider LCR tant que l’équipe a besoin de moi », a conclu le britannique.

Le week‑end du Mugello s’annonce donc comme le défi ultime pour un pilote revenu du banc, tandis que l’équipe LCR mise sur son expérience pour combler l’absence de son titulaire.
