Le procureur disciplinaire de la FIFA a été mandaté immédiatement après le coup de sifflet final de la finale Coupe du monde, afin d’analyser les coups de poing et les agressions qui ont éclaté entre les joueurs espagnols et argentins.
Déroulement des altercations sur le terrain
Alors que Rodri traversait le stade pour célébrer la victoire 1‑0 de l’Espagne, Nahuel Molina l’a percuté d’un poing dans le torse, déclenchant une mêlée où Leandro Paredes a saisi violemment Eric Garcia avant de frapper Gavi, le faisant chuter avec l’appui de Thiago Almada, sous le regard de Walter Samuel du staff argentin.
Parallèlement, Roberto Ayala, adjoint de Lionel Scaloni, a été aperçu en train d’asséner une claque à Dani Olmo, élargissant ainsi le nombre d’incidents survenus dans les secondes qui ont suivi la fin du match.
Personnes visées par l’enquête disciplinaire
La commission de discipline de la FIFA évaluera les comportements de :
- Nahuel Molina – frappe sur Rodri
- Leandro Paredes – saisie et coups sur Eric Garcia et Gavi
- Thiago Almada – participation à la projection de Gavi
- Roberto Ayala – claques sur Dani Olmo
- Walter Samuel – témoin officiel présent sur la scène
Chaque protagoniste pourrait encourir une suspension couvrant l’ensemble des compétitions, selon la gravité retenue par les « circonstances aggravantes » mentionnées dans le code disciplinaire de la FIFA.
Sanctions envisagées pour les joueurs et l’AFA
En cas de culpabilité, les sanctions pourraient inclure des suspensions individuelles, voire des amendes ciblées, à l’image des pénalités infligées à l’Argentine en 2014 (23 500 €) et en 2022 (21 500 €) pour des incidents antérieurs.
Le collectif de joueurs portant la banderole polémique sur les Malouines après la demi‑finale contre l’Angleterre, ainsi que Cristian Romero, Giovani Lo Celso et Lisandro Martinez, déjà sous surveillance, restent exposés à des pénalités financières similaires.
Historique disciplinaire de l’Argentine
Ces faits s’ajoutent à un dossier déjà chargé : l’AFA a été condamnée à des amendes pour la diffusion d’une banderole controversée et pour des célébrations jugées vulgaires et racistes après la victoire mondiale face à la France.
La récurrence de comportements jugés contraires aux principes du fair‑play alimente les chances d’une sanction sévère, conformément à l’article 13 du code disciplinaire qui sanctionne les violations des règles élémentaires de bonne conduite.
À quoi s’attendre de la décision finale ?
Le procureur devra rendre son rapport sans date butoir précise, laissant la FIFA libre de déterminer la portée des suspensions et des amendes. Une décision étendue pourrait toucher toutes les compétitions à venir, y compris les tournois de jeunes et les matches amicaux.
Le verdict, attendu dans les semaines à venir, influencera la réputation internationale de l’AFA et pourra déclencher des mesures correctives au niveau des fédérations nationales.
Quel que soit le verdict, la scène de la finale restera le point de départ d’un examen rigoureux du comportement des équipes sur le plus haut niveau du football mondial.