Coupe du monde : l’expulsion de l’arbitre somalien contraint Gianni Infantino à esquiver

Coupe du monde : Après l’expulsion de l’arbitre somalien, Gianni Infantino botte en touche
Coupe du monde : Après l’expulsion de l’arbitre somalien, Gianni Infantino botte en touche

Le principal arbitre somalien, Omar Artan, élu meilleur arbitre africain 2024, s’est vu refuser l’accès aux États‑Unis malgré sa sélection officielle pour la Coupe du monde 2026, les douanes invoquant des antécédents liés à des suspects de terrorisme.

Infantino minimise la crise migratoire autour du tournoi

Lors d’une conférence de presse le 10 juin, Gianni Infantino a réagi aux interrogations sur le traitement des délégations en déclarant : « Chill, relax, nous travaillons sur tout ». Il a ajouté que la FIFA « cherche des solutions, même si le résultat n’est pas toujours garanti », tentant ainsi de désamorcer les critiques concernant la politique d’immigration américaine.

Des incidents répétés touchent équipes et médias

Outre le cas d’Artan, l’équipe iranienne a dû établir son camp au Mexique, se déplaçant à chaque rencontre ; un footballeur irakien a subi une détention de sept heures par les services de l’immigration, tandis que le photographe de la sélection a vu sa demande d’entrée rejetée. La sélection sénégalaise a même été fouillée sur le tarmac, et plusieurs journalistes étrangers rencontrent des obstacles similaires.

Une alliance politique au cœur du choix du pays hôte

Infantino n’a montré aucun regret quant à l’attribution du tournoi à l’Amérique du Nord. Au contraire, il a souligné les « excellentes relations » entretenues avec l’ancien président Donald Trump, affirmant que le soutien de ce dernier était décisif pour que la FIFA puisse organiser la compétition aux États‑Unis.

Les propos d’Infantino, entre promesses de coopération et reconnaissance de la limite d’influence face aux autorités gouvernementales, illustrent la tension entre les exigences sportives et les contraintes sécuritaires imposées par le pays hôte.

En dépit des promesses de résolution, les incidents signalés au premier jour de la Coupe du monde 2026 suggèrent que les défis logistiques et diplomatiques resteront un sujet de préoccupation majeur jusqu’à la fin du tournoi.