Mikel Merino a placé le ballon au fond des filets à la 90e minute, propulsant l’Espagne en demi‑finale de la Coupe du Monde 2026 et inscrivant son nom parmi les héros tardifs de la compétition.
Ce n’était pas la première fois que le milieu de terrain navarrais intervenait dans les ultimes minutes : contre le Portugal il était entré à la 85e minute pour inscrire le but libérateur, puis il avait déclenché la victoire contre l’Allemagne en quart‑de‑finale de l’Euro 2024, dès la 119e minute.
Dans le cadre étincelant du SoFi Stadium à Los Angeles, l’Espagne a affronté une Belgique structurée comme un bouchon de circulation en heure de pointe. Le jeu, décrit par la presse espagnole comme « hypnotique et déconcertant », a oscillé entre une rapidité record et des phases où l’action semblait s’essouffler.
Une dynamique de match en dents de scie
Fabián Ruiz a ouvert le score à la 30e minute, mais les Diables rouges ont égalisé avant la pause grâce à une tête de Charles De Ketelaere à la 41e. L’intensité s’est maintenue jusqu’au coup de sifflet final, où Merino a trouvé la lucarne dans les toutes dernières secondes.
Les incertitudes de la Roja avant la finale
Malgré l’accès à la finale, la presse locale souligne l’absence d’un football flamboyant et signale des doutes majeurs : un Lamine souvent angoissé, un Pedri loin de sa forme habituelle, et une ligne d’attaque où seul Dani Olmo se distingue réellement.
En route vers Dallas contre la France
Le prochain défi se jouera le 14 juillet à Dallas, où la sélection espagnole affrontera les Bleus de Didier Deschamps. Les analystes qualifient déjà ce duel de « finale avant l’heure », compte tenu du niveau d’engagement affiché lors de la demi‑finale.
Si Merino a prouvé que l’impact décisif se mesure en minutes, la Roja devra transformer cette efficacité ponctuelle en constance collective pour espérer lever le trophée mondial.