Donald Trump a remis le trophée aux vainqueurs de la finale de la Coupe du monde 2026 entre l’Espagne et l’Argentine, depuis une loge blindée du MetLife Stadium, avant de descendre sur le terrain pour la cérémonie officielle.
Une entrée controversée et un sourire diplomatique
Accompagné de Gianni Infantino, président de la FIFA, le président américain a franchi le seuil de la pelouse sous les sifflements du public. Malgré les huées qui ont ponctué son apparition, il a affiché un large sourire et a félicité les Espagnols, champions après une victoire 1‑0 en prolongation.
Le podium transformé en scène de danse
Après avoir tendu le trophée à Cristiano Ronaldo, Trump a exécuté sa danse caractéristique, s’attardant sur le podium pour la photo officielle. Rodri, capitaine de l’équipe victorieuse, a clairement indiqué qu’il attendait que le dirigeant se retire afin de soulever le trophée sans gêne.
Ce même geste rappelait l’incident survenu un an plus tôt, lors de la finale de la Coupe du monde des clubs, où Trump, présent aux côtés d’Infantino, était resté sur l’estrade pendant que les joueurs de Chelsea célébraient, suscitant surprise et interrogations.
Polémique autour d’un appel téléphonique décisif
Lors du même tournoi, Trump a confirmé avoir appelé Infantino pour demander l’annulation du carton rouge infligé à Folarin Balogun. Cette intervention a permis à l’attaquant américain d’être aligné contre la Belgique en huitième de finale, match gagné 4‑1 par les Diables rouges.
Les critiques ont rapidement pointé du doigt l’érosion de l’équité sportive, tandis que le président, lors d’une réception à la Trump Tower, a qualifié cet événement de « peut‑être le plus grand succès sportif de l’histoire ». Il a également souligné l’impact de la Coupe du monde sur la popularisation du soccer aux États-Unis, où le baseball, le basket-ball et le football américain dominent encore.
Article original publié sur RMC Sport.
L’intervention de Trump, à la fois sur le terrain et dans les décisions disciplinaires, marque une rare intrusion de la haute politique dans le déroulement d’une compétition mondiale.