Le secrétaire général de la fédération iranienne de football a qualifié le traitement réservé à son équipe aux États‑Unis de « épisode sombre » de la Coupe du monde 2026.
Un recours contre des restrictions jugées injustes
L’équipe d’Iran, logée à Tijuana depuis le début du tournoi, a vu douze membres de son staff se voir refuser les visas américains, limitant leur arrivée à la veille du premier match de poule au lieu de deux jours d’avance comme prévu initialement.
Face à cet obstacle, Hedayat Mombeyni a déposé un recours officiel auprès de la FIFA, arguant que ce délai réduit compromet la préparation du groupe avant le choc contre la Belgique, programmé dimanche.
Réactions officielles et position de la Maison Blanche
Andrew Giuliani, responsable du groupe de travail présidentiel sur le Mondial, a rappelé que l’arrivées tardives avaient fait l’objet d’un accord préalable avec la FIFA, stipulé depuis plusieurs semaines.
Lors d’une conférence de presse à Seattle, il a toutefois indiqué que le gouvernement américain restait ouvert à des ajustements, notamment pour le troisième match de l’Iran, prévu à Seattle le 26 juin.
« Nous voulons garantir le fair‑play sur le terrain », a déclaré le porte‑parole, soulignant que le président en fonction souhaite que le tournoi respecte l’équilibre concurrentiel.
Le cadre règlementaire et ses exceptions
Le règlement officiel publié en mai par la FIFA précise que chaque équipe doit rejoindre le stade la veille du match (MD‑1) et que, dans des cas exceptionnels, une arrivée à MD‑2 est admise.
Le cas iranien constitue donc une dérogation exceptionnelle plutôt qu’une règle générale, une nuance que l’organisateur a soulignée lors de ses dernières communications.
Alors que la Belgique se rendra à Los Angeles dès vendredi, les Iraniens ne pourront pénétrer le territoire américain que samedi, créant un déséquilibre logistique notable avant le duel de dimanche.
Ce différend, survenu durant le premier Mondial où l’un des pays co‑organisateurs est en guerre ouverte avec une nation participante, pourrait influencer la perception du fair‑play et du respect des normes FIFA dans ce cycle de 2026.