Coupe du monde 2026 : le Maroc, sous Mohamed Ouahbi, vise-t-il le sacre ?

Coupe du monde 2026: le Maroc peut-il "viser le titre", comme le souhaite son sélectionneur Mohamed Ouahbi?
Coupe du monde 2026: le Maroc peut-il "viser le titre", comme le souhaite son sélectionneur Mohamed Ouahbi?

Le Maroc a atteint les 16ᵉ de finale de la Coupe du monde 2026 avec 7 points, devenant ainsi la nation africaine la mieux placée en termes de victoires (7) et de buts inscrits (26) depuis le début du tournoi.

Des ambitions affirmées du sélectionneur Mohamed Ouahbi

Après la qualification, le coach de 49 ans a déclaré que les Lions de l’Atlas évoluent « dans une autre dimension », insistant sur la confiance des joueurs, le soutien des supporters marocains et le respect des adversaires. Il a rappelé que son mandat, débuté en mars 2023, vise un titre mondial, rappelant la demi‑finale historique de 2022 au Qatar.

Analyse des performances en phase de groupes

Le Maroc a d’abord partagé les points avec le Brésil (1‑1), puis a remporté son deuxième match contre l’Écosse (1‑0) grâce à un but isolé, avant de renverser Haïti (4‑2) après un début de match difficile. Ces trois résultats ont permis d’ériger le groupe C, où le Maroc se classe deuxième derrière la Seleção, uniquement à cause d’une différence de buts inférieure.

Prochain défi : 16ᵉ de finale et scénarios d’affrontements

Le tirage du deuxième tour place les Lions de l’Atlas contre le premier du groupe F, potentiellement les Pays‑Bas, le Japon ou la Suède. Selon le milieu de terrain Neil El Aynaoui, chaque option représente un « match très compliqué ». La suite du tableau pourrait voir le Maroc croiser l’Allemagne, voire la France, si ces équipes deviennent championnes de leurs groupes.

Points forts et faiblesses relevés par les experts

Saïd Amdaa souligne que le Maroc ne montre ni prétention ni arrogance, seulement de l’ambition légitime pour une sixième nation mondiale. Le consultant Sébastien Piocelle note une capacité offensive impressionnante, tout en rappelant des « lacunes défensives » qui pourraient être exploitées par des équipes plus fortes. Le défenseur Bilel El Khannous a rappelé un manque d’humilité face à Haïti, tandis que Walid Acherchour a qualifié la première mi‑temps contre Haïti d’« avertissement », insistant sur la nécessité d’une finition plus clinique.

Le rôle de Brahim Diaz et les attentes individuelles

L’ancien international Younès Belhanda critique le début de tournoi de Brahim Diaz, le qualifiant de « sauveur en mal d’efficacité ». Walid Acherchour ajoute que le milieu du Real Madrid doit favoriser le collectif plutôt que chercher à tout prix le but en solo. Malgré une participation réduite, le joueur reste indispensable pour dynamiser l’animation offensive des Lions de l’Atlas.

Avec une diversité de talent et une volonté affichée de dépasser les attentes, le Maroc entre désormais dans la phase décisive où chaque action comptera pour convertir l’ambition en réalité.