Le Cap-Vert a inscrit son deuxième point du groupe à la Coupe du monde 2026 en arrachant un 2‑2 face à l’Uruguay, après un nul 0‑0 contre l’Espagne.
Une performance rendue difficile par la fatigue
Après le premier match nul contre la sélection espagnole, les joueurs capverdiens ont dû lutter contre une fatigue généralisée, plusieurs d’entre eux affichant déjà des signes d’épuisement à la fin de la première mi‑temps contre les Sud‑Américains.
Pedro Leitão a toutefois souligné le courage de son effectif, rappelant que l’équipe a maintenu son intensité malgré les difficultés physiques et a cherché à prendre l’avantage jusqu’au coup de sifflet final.
Controverse autour du premier but uruguayen
Le premier but des Uruguayens a été jugé contestable par le sélectionneur capverdien, qui a expliqué que le jeu s’était poursuivi alors qu’un de ses attaquants, Telmo Arcanjo, était au sol et avait reçu l’aide d’un coéquipier uruguayen, Federico Viñas.
Cette intervention a permis à l’Uruguay de concrétiser la marche en avant, même si Viñas n’a pas directement touché le ballon qui a trouvé le filet grâce à la tête de Maximiliano Araújo.
Le Cap-Vert, réduit à dix hommes après la blessure, n’a pas pu empêcher l’égalisation uruguayenne, alimentant ainsi le reproche de Leitão concernant le fair‑play.
Réactions de Pedro Leitão et référence à Marcelo Bielsa
Le sélectionneur a rappelé que, selon la philosophie de Marcelo Bielsa, il est d’usage d’interrompre le jeu lorsqu’un joueur est à terre afin de garantir son traitement médical.
« Bielsa nous a enseigné le fair‑play, il ne considère pas qu’un joueur au sol fasse partie du jeu, » a déclaré Leitão, ajoutant que la situation observée contre l’Uruguay ne correspondait pas à cette règle tacite.
Il a conclu en affirmant que le manque d’intervention de l’arbitre Espen Eskas a laissé les Uruguayens poursuivre leurs attaques, malgré la convention de laisser le ballon à l’adversaire blessé.
Le Cap-Vert quitte la rencontre avec la conviction que son effort collectif, même en infériorité numérique, définit désormais son identité à ce stade du mondial.